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Papa part, maman ment, mémé meurt - Édition courante

Fabienne Yvert


Papa et maman se séparent. Mémé vieillit. La fille raconte.

C’est maman qui me l’a dit en pleurant, les yeux rouges et le nez pincé : « c’est ton père, snif, il veut s’en aller ». Elle bafouillait et moi je venais de me réveiller, alors j’ai pas tout de suite compris ce qu’elle disait, et puis après je me suis dit que ça allait encore être une journée terrible et que j’aurais mieux fait de dormir plus longtemps.  Je l’ai quand même consolée un peu, mais je déteste absolument qu’on me parle avant que je sois bien réveillée.

Ce récit drôle, sidérant, raconte la séparation d’un couple et la déflagration d’une famille à travers les yeux d’un enfant, est à mi-chemin du texte de transe et de la farce littéraire.

 

L’Auteur

Après des expériences de livres d’artiste dans les années 1980, Fabienne Yvert a multiplié à partir des années 1990 la parution de textes de poésie, que ce soit dans des recueils à l’enseigne des éditions Harpo& ou dans des revues telles que If, Action poétique, Le Cahier du refuge ou Nouvelles hybrides.

Son univers poétique, principalement dédié à l’exploration du quotidien, se marie à une expérience typographique et artistique sans cesse renouvelée.

 

Presse

Ce livre très poétique consacré au divorce est devenu un classique.
Éric Dussert - La Nouvelle Quinzaine Littéraire (avril 2018)

"Elle dit qu'il tombe des cordes. Elle dit qu'elle va se pendre Elle dit qu'elle meurt d'ennui. Elle dit qu'elle a trop d'ennuis et qu'elle a jamais lu Baudelaire." Ce serait dommage de ne pas lire Fabienne Yvert. Son texte est un ovni. On peut même le relire, c'est toujours un ovni. De plus en plus étrange ! Un poème du bizarre...
André Rollin - Le Canard Enchaîné

Pour l’exquise Fabienne Yvert, une crise familiale vaut bien un poème. En deux temps, trois mouvements, elle tourne le divorce en exercice de diction ou en solo de percussions […] Un petit livre quelque part entre le témoignage vibrant et le délire oulipien.
Augustin Trapenard - Elle

"II veut devenir savetier, financier, le loup et l'agneau, la mère Michel et le père Lustucru (...), il chante dans les couloirs du métro avec un copain à lui qui joue du banjo." Autant dire que le petit livre de Fabienne Yvert, qui décline aussi Maman ment et Mémé meurt en courts paragraphes acides et disjonctés, tient autant de la poésie que de la performance d'artiste. Bref, un truc littéraire réjouissant à s'offrir d'urgence.
Isabelle Bourgeois - Avantages

Style étonnant. Entre poésie et litanie, jeux de mots et plaies du cœur.
Marianne Payot - L’Express

Lire ce petit livre heureusement réédité, c’est assister aux jeux troubles du langage et du quotidien, une complicité qui se mue souvent en guerre, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Alain Nicolas - L’Humanité

Petit ovni ne ressemblant a rien de connu sur terre, trois textes d’une sorte de poésie orale, d’hymne joyeux célébrant les allitérations, de dédramatisation d’épisodes familiaux qui pourraient être lourds, et qui sont ici de petits ballons gonflés à l’hélium.
Anne Kiesel - Ouest France

Trois petits livres d’artiste bouche bée, réunis en un volume soigné : c’est de la poésie, mais c’est pas grave ! C’est à force de retourner les galets de mots, de les combiner, d’essayer à tout prix de leur faire dire quelque chose, qu’on arrive à faire deviner, en creux, ce qu’on ne peut pas dire. Un puits dans lequel il fait bon se jeter.
Valérie Manteau - Charlie Hebdo