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Extraits des archives du district

Kenneth Bernard, Sholby, Marc-Antoine Mathieu, Amandine Soucasse


Dans un monde délabré et sans nom, un homme, dit « la Taupe », écrit son journal. Il mène une vie banale, organisée autour de petits soucis quotidiens : acheter de quoi manger, faire la queue à la banque, aller à la poste, éviter un voisin brutal. Ses déboires prêtent à rire... jusqu’à ce qu’on découvre que le district de sa ville est placé sous le contrôle d’une administration mystérieuse, qui surveille les habitants et tient des archives sur chacun d’eux. Passé un certain âge, la population doit rejoindre des clubs d’enterrement. Des personnes disparaissent, d’autres sont sauvagement battues. Des groupes  de résistants se réunissent dans la clandestinité. La Taupe, seul, misérable et craintif, va tenter d’échapper à ce monde clos.

Publié aux états-Unis en 1992, Extraits des archives du district est un texte rare, qui se situe entre l’infra-ordinaire de Perec et l’univers contre-utopique du film Brazil.
 

L’Auteur

Kenneth Bernard est, comme le qualifie le théoricien de l’avant-garde américaine Richard Kostelanetz, « the ultime fringe writer » (l’écrivain marginal par excellence). Il habite aujourd’hui, avec sa femme et trois chats, dans un appartement de l’Upper West Side, à New-York. Vivant en retrait de la société (n’essayez pas de trouver sa trace sur internet), il s’est d’abord fait connaître dans le théâtre d’avant-garde de Broadway. Extrait des archives du district est son seul roman. 

Comme Beckett et Kafka (la comparaison revient souvent dans les analyses de journalistiques et d’universitaires), il met souvent en scène des personnages qui, à la recherche d’une nouvelle vie, restent prisonnier de leur éducation et de la société. L’inscription de cet auteur en dehors des circuits éditoriaux et commerciaux habituels explique que sa notoriété n’ait jamais dépasser le cercle des critiques et des écrivains (le poète Ted Hughes lui vouait par exemple une grande admiration). Lecteur de philosophie (et notamment de Foucault), l’auteur paie peut-être aussi le prix d’une certaine intransigeance littéraire... et de caractère : 

« Kenneth Bernard est le Lautréamont de l’underground de l’underground de Broadway, un écrivain qui ne s’intéresse qu’à explorer la face cachée des mythologies populaires. Une arme sur la tempe, il resterait désagréable.» (Village Voice)

 

Le Traducteur

C’est la découverte de l’œuvre de Kenneth Bernard qui a conduit Sholby à la traduction. Il a depuis traduit de cet auteur plusieurs textes, qui ont paru dans des revues comme Le Moule à Gaufres, Cargo, Drunk ou Nouvelles Nuits.

 

Le Dessinateur

Qui connaît l’œuvre de Marc-Antoine Mathieu n’a pas besoin d’en savoir plus. Qui ne la connaît pas... peut notamment se plonger dans les cinq volumes de Julius Corentin Acquefacques (dit prisonnier des rêves).

 

Le Graphiste

Jeune graphiste talentueuse.
http://amandine-soucasse.com/

 

Livres de l’auteur en poche

Presse

« Fascinant de bout en bout. »
Mickaël Demets, Evene.fr

« Certainement un des évènements de cette année littéraire. »
E. Lorenzi, Cafardcosmique.com

« Un monde à l'étrangeté normalisée, administré et surveillé, à la croisée des univers de T. Gilliam, G. Orwell, G. Perec ou Polyphonic Size. »Géraldine, Librairie La Lettre Écarlate