LE TRIPODE

Inventaire de ce qu'il reste après que la forêt a brûlé

Michele Ruol, Paolo Bellomo


Certains événements marquent un avant et un après. La naissance d’Aîné puis de Cadet, par exemple, ou l’accident qui leur a coûté la vie. Dans la maison où Mère et Père se retrouvent à deux, seuls, tout les ramène aux souvenirs de leurs fils. À la manière d’un inventaire, ce roman retrace, objet par objet, bribe par bribe, la vie de cette famille, avant l’accident et jusqu’à vingt ans après. Avec justesse et pudeur, il tisse les événements du quotidien qui façonnent leurs liens et bouleversent leur existence. Au deuil, le texte oppose une présence enveloppante, celle des êtres chers.

Inventaire de ce qu’il reste après que la forêt a brûlé est le premier roman de Michele Ruol. Il a été finaliste du prix Strega (équivalent du Goncourt en Italie).

Illustration de couverture réalisée par Valérie Belmokhtar.

 

Sélectionné pour le prix Médicis étranger

L’Auteur

Michele Ruol est un auteur italien né en 1986 à Chicago. Médecin anesthésiste, il publie des nouvelles dans des revues littéraires italiennes tels qu’Inutile, et participe au recueil de nouvelles L’amore ai tempi dell’apocalisse publié chez Glaad edizioni. Également auteur de théâtre, il travaille avec la compagnie Amor Vacui et remporte de nombreux prix, dont le prix Hystrio Playwriting Award. Son premier roman, Inventaire de ce qu’il reste après que la forêt a brûlé, paru en 2024 aux éditions TerraRossa, est lauréat du prix Giuseppe Berto, du prix de la fondation Megamark et finaliste du prix Strega 2025.

Le Traducteur

Poète originaire des Pouilles, dans le sud de l’Italie, Paolo Bellomo vit désormais à Paris. Parlant et lisant couramment plusieurs langues, traducteur de l’italien vers le français et vice-versa, auteur d’une thèse sur la pensée de la traduction, libraire, il chemine entre plusieurs vies. Il est l'auteur de Faïel & les histoires du monde (Le Tripode, 2024).

Presse

L’émotion, à être contenue, n’en est que plus forte. C’est là une des grandes qualités de ce livre : la violence souterraine des sentiments, alliée, combinée, à la presque impassibilité de leur expression.
Marie Étienne – En Attendant Nadeau

Avec ce premier roman maîtrisé, l’auteur italien Michele Ruol a trouvé la forme parfaite pour étudier les conséquences d’un drame sans tomber dans le pathos.
Sylvie Tanette – Les Inrockuptibles

Ce qui impressionne surtout, c’est la façon dont le roman refuse de transformer le deuil en sujet massif qui écraserait tout le reste. Le chagrin circule dans les gestes, les objets, les souvenirs, les années qui passent.
Marianne Fougère – Cult News

L’idée est originale, l’écriture souvent remarquable, l’émotion réelle. Mais cet Inventaire de ce qu’il reste après que la forêt a brûlé pose aussi une question plus troublante : les objets conservent-ils véritablement quelque chose des morts ou sommes-nous, écrivains comme survivants, ceux qui les chargeons après coup de sens et de mémoire ?
Rocky Brokenbrain – Unidivers

Dans la maison où Mère et Père se retrouvent à deux, chaque meuble, chaque objet possède une histoire, comme autant de témoins du passé, de fragments d'une vie. À la manière d'un inventaire, l'auteur plonge dans l'intimité d'une famille.
Livres Hebdo

La remarquable écriture éclaire la mécanique de la mémoire et notre enracinement affectif dans les "choses" qui nous entourent. 
Les Notes

Un roman admirable dont la forme est un exercice de style magistral, inédit et captivant. Nous découvrons l’histoire d’une famille à travers les objets de leur vie, leur décor, comme un théâtre du quotidien. Une didascalie de vie. Une écriture dépouillée, qui laisse respirer, malgré une charge émotionnelle intense.
Librairie Au Bord du Jour – Voiron

Une couverture flamboyante pour un livre qui décrit la perte et le deuil avec une infinie pudeur mais sans jamais en ôter les arêtes les plus saillantes. C’est le temps qui se fige, l’incompréhension qui règne et la folie qui guette. L’un des plus beaux livres que j’ai lus sur ce sujet.
Librairie Lire – Bazas

Il y a la mort d'aîné et de cadet. Il y a mère et père, vivants. Mère et père qui survivent à leurs enfants. Il y a l'absence qui prend toute la place. L'absence inépuisable, alimentée par les plus petits détails. Il y a toute une vie à reprogrammer et des calculs que l'âme n'arrive pas à résoudre. Il y a aussi la poésie et ses cachettes. Il y a la lumière qu'il faut, pour que les ombres ne soient plus le synonyme des ténèbres. 
Librairie La Tête Ailleurs – Paris 

Un récit très original par sa forme où l'on aborde le deuil non par l'absence, mais grâce à tout ce qu'il reste après le départ de l'être aimé. Une présence qui imprègne les survivants, âmes et corps, ainsi que les objets du quotidien et les souvenirs. Un roman délicat et poétique.
Marilyn – Librairie Majuscule – Anthy-sur-Léman

Les mots sont simples et si justes pour évoquer la douleur du deuil mais aussi l'amour, la vie, avec ses joies et ses peines, la banalité d'un quotidien. Tout est lié. Tout fait sens. Une très belle lecture.
Evelyne – Librairie Chemin – Crémieu

Nommer la béance de ce choc, l'inertie de la vie qui continue malgré tout : un défi relevé par l'écriture poétique et pudique de Michele Ruol, dans un exercice d'évocation du quotidien en 99 chapitres courts, parfois tendus, parfois tendres. L'auteur nous tient dans sa main tout au long de ce roman inventif et surprenant.
Élodie – Librairie de Paris – Saint-Etienne 

C'est tellement beau ! Un petit bijoux à découvrir.
Librairie des Marais – Villefranche-sur-Saône 

Un très gros coup de coeur, 99 objets viennent nous conter l'histoire d'une famille. Et comment cette dernière doit s'accrocher malgré le drame. Superbe roman italien.
Librairie du Théâtre Zannini – Bourg-en-Bresse

Avec simplicité, justesse, sobriété, Michele Ruol fait le choix d’un texte géographique, avec un brio époustouflant. L’appartement familial est décrit comme un voyage. Chaque pièce, chaque objet, donne sens aux actions, aux émotions traversées par cette mère et ce père en recherche d'apaisement. L'auteur emmène le lecteur dans une histoire intime, qui se forge autour des silences, des non-dits, mais aussi des ironies tragiques de la vie. Ce texte suggère, laisse poindre la douleur et la peine, avec une subtilité rarement inégalée. Tout simplement magnifique !
Librairie Au Bord du Jour – Voiron