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Goliarda Sapienza telle que je l'ai connue

Angelo Pellegrino, Nathalie Castagné, Goliarda Sapienza


LE LIVRE

Goliarda Sapienza, telle que je l’ai connue est le témoignage émouvant de celui qui a été le dernier compagnon de Goliarda Sapienza et qui, après sa mort, a sauvé son oeuvre de l’oubli. Lui-même comédien, écrivain, traducteur et éditeur, Angelo Maria Pellegrino dirige désormais en Italie l’édition des oeuvres complètes complètes de Sapienza au sein des prestigieuses éditions Einaudi. Son texte, inédit, est adressé aux lecteurs français, qui ont été les premiers a reconnaître l’importance de Goliarda Sapienza. On y découvre avec des mots empreints d’amour les arcanes d’une des personnalités les plus singulières de la littérature contemporaine. Se dessinent l’univers hors norme de l’enfance de Sapienza, ses convictions politiques, ses errances, ses indignations, ses contradictions et les mouvements d’une vie qui la plongèrent dans les désespoirs les plus profonds comme les joies les plus minérales. Goliarda Sapienza voulait que la littérature et la vie se rejoignent, ne fassent qu’un. Grâce au témoignage de son ultime compagnon, on comprend à quel point cette exigence la poussa au plus loin de l’existence et de cette phrase qu’elle écrivit dans l’un de ses livres : “Qu’est ce que la beauté, sinon de la cohérence ?”

L’Auteur

Angelo Pellegrino fut le compagnon de Goliarda Sapienza jusqu'à sa mort. On lui doit la diffusion de l'oeuvre de l'auteur.

Le Traducteur

Romancière et poète sous son patronyme et sous le pseudonyme d'Eilahtan, Nathalie Castagné a longuement étudié le chant qu'elle pratique encore. Elle a traduit de l'italien de nombreux auteurs et des livrets d'opéra.

Le Co-Auteur

Goliarda Sapienza (1924-1996) est née à Catane dans une famille socialiste anarchiste. Son père, avocat syndicaliste, fut l’animateur du socialisme sicilien jusqu’à l’avènement du fascisme. Sa mère, Maria Giudice, figure historique de la gauche italienne, dirigea un temps le journal Il grido del popolo (Le Cri du peuple).

Tenue à l’écart des écoles, Goliarda reçoit pendant son enfance une éducation originale, qui lui donne très tôt accès aux grands textes philosophiques, littéraires et révolutionnaires, mais aussi à la vie populaire de sa ville natale. Durant la guerre, à seize ans, elle obtient une bourse d’étude et entre à l’Académie d’art dramatique de Rome. C’est le début d’une vie tumultueuse. Elle connaît d’abord le succès au théâtre avant de tout abandonner pour se consacrer à l’écriture. S’ensuivent des décennies de recherches, de doutes, d’amours intenses. Mais son œuvre complexe et flamboyante laisse les éditeurs italiens perplexes et c’est dans l’anonymat que Goliarda Sapienza meurt en 1996. Elle ne trouve la reconnaissance qu’après sa mort, avec le succès en 2005 de la traduction en France du roman L’Art de la joie. Les éditions Le Tripode entreprennent désormais la publication de ses œuvres complètes.

 

Presse

"C'est un petit texte plein de pudeur et d'admiration délicate et tendre qui rend magnifiquement hommage à la femme et à l'écrivain. De plus, il met bien en perspective les différents textes, l'importance de l'enfance puis tous les évenements qui ont conduit à l'élaboration de l'oeuvre, son engagement, ses difficultés, tout ce qui fait une vie et qui montre combien la sienne fut à la fois libre, tourmentée, pleine et vivante... Et à quelle point, elle ne peut être séparée de l'oeuvre, qu'elle nourrit et qui lui donne cette force, cette singularité, cette richesse..."

Marielle, Librairie Les Petits Papiers à Auch.

 

Interview radiophonique d'Angelo Pellegrino et Nathalie Castagné au salon d'Arras en 2015, à réécouter sur le site de PFM radio.