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Les Tifs

Charles Stevenson Wright, Charles Recoursé, Félix Godefroy


Vous naissez un 4 juin 1932, dans un coin perdu du Missouri.

Vous êtes noir et rapidement orphelin.

Vous prenez l’habitude de fuguer.

Vous découvrez Faulkner.

Vous partez en Corée à l’âge de 20 ans.

Vous revenez dans votre pays, errez.

Vous écrivez en 1963 un premier roman qui enthousiasme la critique : Le Messager.

On le compare à L’Étranger, de Camus.

Vous en écrivez un second pour incendier la société américaine :

LES TIFS.

 

Lester est lassé d’être rejeté aux marges de la société à cause de sa couleur de peau. Il décide de se lisser les cheveux pour changer de destin et accéder aux mêmes choses que les blancs : le travail, l’argent et pourquoi pas l’amour.

 

LIRE UN EXTRAIT

LIRE LE TEMOIGNAGE DE PHELONISE WILLIE - Amie et gardienne de l'oeuvre de Charles Stevenson Wright

 

L’Auteur

Charles Stevenson Wright (1932-2008) est un écrivain américain, auteur d’une trilogie romanesque dédiée à New York et à ses marges : The Messenger (1963), The Wig (1966), Absolutely Nothing to Get Alarmed about (1973).

 

 

Le Traducteur

Après des débuts dans l'édition, Charles Recoursé se consacre aujourd'hui à la traduction (David Foster Wallace, Tao Lin, Lydia Millet, Brian Hart, Max Porter). Il fait partie du collectif Inculte et de l'équipe de la revue Le Believer.

Le Dessinateur

Félix Godefroy est affichiste, illustrateur, graphiste indépendant, voyageur et mélomane. Il développe depuis plusieurs années une démarche artisanale qui revendique son attachement au geste manuel et à tous les accidents qu'il implique

Presse

L'objet est un bijou, les dessins sont magnifiques, la mise en page aux petits oignons. Les Tifs de Charles Stevenson Wright est une merveille d'insolence, de lucidité politique, de rage caustique et de cool attitude, quelque part entre Dare-dare de Chester Himes et La prochaine fois, le feu de James Baldwin. 
Julien Delmaire (GeorgiaFrères des astres - Grasset. Blog "Nous, laminaires"
 
"Si t'as pas les Tifs, personne ne te kiffe (...) En attendant, ceci est vrai : grâce au Tripode, le deuxième livre de Charles Stevenson Wright ("Les Tifs") est à présent disponible. Et ceci est beau : vous allez adorer le lire." L'Arbre à Lettres 12 - Paris Bastille.
 
Un cri terrible, déchirant, merveilleusement traduit par charles Recoursé, du collectif Inculte et, surtout illustré Par Félix Godefroy qui parvient dans ses dessins à restituer toute la violence et la colère du propos de Wright. C’est bon, c’est de la très bonne littérature, et un très beau travail éditorial. In Wonderland
 
"Mais je ne t'en dis pas plus, je te laisse découvrir, et tu verras, au bout des 200 pages, tu pourras dire que toi aussi, un jour tu as été Noir à New-York dans les années 60, et que désormais tu as dans ta bibliothèque un livre qui compte." Bertrand Guillot - Second Flore
 
 

Un roman qui transpire l’urgence, irascible, affûté comme une lame. 
Jérôme - Blog d'une berge à l'autre

 

Une exploration rageuse, détonante et souvent très drôle du New-York des marges, accompagnée de superbes dessins de Félix Godefroy". Sophie Pujas - Le Point

Cinquante ans sont passés. Il est grand temps de découvrir Les Tifs.
Macha Séry - Le Monde des livres 

L'écriture corrosive des Tifs, qui oscille entre vaudeville et satire sociale, est une revanche sur la vie. Son comique incisif est habité par un ressentiment que rien n'apaise. Pas même les illustrations de Felix Godefroy, d'une justesse tres touchante.
Camille Cloarec - Le Matricule des anges

Charles Stevenson wright ecnhante par son écriture d'un onirisme brut.
François Perrin - Le Focus Vif

Devant cette langue à l’écriture acérée dans une traduction cinglante de Charles Recoursé, une errance poétique et faussement nonchalante dans les rues de New York, la ville zonée ville noire-ville blanche, Négritude-Caucase, dont ses rats bleus-gris aux accents camusiens, vont être, dans une bataille rangée épique, les victimes expiatoires ; vous prendrez pour tous les autres semble pester Lester qui siffle des thèmes du bout des lèvres : Them There Eyes, Mingus, du blues du blues encore du blues qui suinte des rues, des murs, des mots, des phrases et des pages de ce récit crépusculaire… Pierre Gros - Culture Jazz

Roman des marges d’une grande liberté formelle, « Les Tifs » témoigne également d’une richesse linguistique qui mêle les registres et les niveaux de langue. Les éditions du Tripode, une fois encore, nous proposent donc un très beau livre, dans tous les sens du terme.
 
A.K. La Petite revue