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Le Retour au pays de Jossel Wassermann

Edgar Hilsenrath, Henning Wagenbreth


La guerre. Un froid glacial s’est abattu sur le village de Pohodna. Les habitants juifs de ce shtetl ont reçu l’ordre de rejoindre le wagon qui les attend à la gare. À l’intérieur, oubliant l’obscurité et la crainte, le rabbin confie à l’esprit du vent : « Les goys sont stupides. En ce moment ils pillent nos maisons. Et ils creusent le sol de nos jardins. Et ils croient que nous avons laissé là-bas tout ce que nous possédions. Et ils rient dans leur barbe. Mais ils ne savent pas que nous avons emporté le meilleur. » « Et c’est quoi, le meilleur ? » demande le vent. Et le rabbin de répondre : « Notre histoire. Elle, nous l’avons emportée avec nous. »

Pour ceux qui admirent les romans d’Edgar Hilsenrath, Le Retour au pays de Jossel Wasserman apparaîtra comme un nouveau chef-d’œuvre. Sur son lit de mort, Jossel Wassermann raconte les péripéties, célébrations, joies et misères d’une famille haute en couleurs, depuis son installation dans les shtetls, ces petites communautés juives éparpillées dans l’Est de l’Europe, réduites à néant par la seconde guerre mondiale. Texte tardif dans l’œuvre d’Hilsenrath, il est peut-être le plus émouvant de tous par sa douceur et son humble drôlerie, son désir de faire revivre un monde qui a bercé l’enfance et l’imaginaire d’un auteur désormais culte. Cette nouvelle édition, dans une traduction revue par Chantal Philippe, paraît à l’occasion des 90 ans d’Edgar Hilsenrath.

 

 LIRE UN EXTRAIT

L’Auteur

Né en Allemagne en 1926, Edgar Hilsenrath a survécu au ghetto durant la guerre, avant de partir pour Israël, puis pour New York. C’est dans cette ville, où il enchaîne d’abord les petits boulots, qu’il commence véritablement l’écriture de son premier roman. Il écrit la nuit, dans des cafétérias juives sordides, et vit de rien.  Toute son œuvre s’inspire de cette expérience marquée par la guerre et la solitude, mais sur un mode burlesque, quasi rabelaisien.

Longtemps refusé par les éditeurs allemands, qui craignent les réactions à son approche, très crue, de la Shoah, Edgar Hilsenrath connaît d’abord le succès aux États-Unis. Ce n’est qu’après son retour en Allemagne, en 1975, et la réédition de ses chefs-d’œuvre Nuit et Le Nazi et le Barbier, qu’il obtient la consécration dans son propre pays. Auteur d’une œuvre ample et à l’originalité sans équivalent, il est aujourd’hui considéré comme l’un des écrivains européens les plus singuliers de sa génération.

Pour en savoir plus sur l'auteur : www.hilsenrath.de

Pour acquérir les œuvres en langue allemande : www.eulederminerva.de  

Le Dessinateur

Henning Wagenbreth est un dessinateur, affichiste et décorateur d’opérette allemand, qui partage son temps entre Berlin et San Francisco. Professeur de communication visuelle, marqué, entre autres, par la gravure, l’imagerie des pays de l’Est et la culture pop, il a travaillé pour Libération, le New York Times, et publié The Mystery of St Helena, ou encore Cry for Help, 36 Scam Emails from Africa.

 

Livres de l’auteur en poche

Presse

"Quel joie d'ouvrir un nouveau livre d'Edgar Hilsenrath ! Une fois de plus, il réussi le tour de force de nous faire rire sur un sujet où l'humour ne devrait pas avoir sa place... C'est sans compter sur le talent de l'auteur qui manie l'humour avec brio sans pour autant nous livrer un message dénué d'émotion... Ils sont rares ces livres où l'on finit sa lecture à la fois la larme à l’œil et le sourire aux lèvres, et la plupart sont signés Edgar Hilsenrath !" Anthony Bourel, librairie Gibert Jeune - Paris

 

"Allier le rire et l'horreur absolue, le conte et la tragédie demande un immense talent. Tel que le fait Hilsenrath, on touche au sublime." Daniel Martin - La Montagne

"Pour célébrer les 90 ans d'Edgar Hilsenrath, les éditions du Tnpode rééditent un de ses romans les plus touchants" Ouest France