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Orgasme à Moscou

Edgar Hilsenrath, Jörg Stickan & Sacha Zilberfarb, Henning Wagenbreth


Une parodie de roman d’espionnage écrite en réponse à une commande d’Otto Preminger.

Guerre froide, 1970. La fille du patron de la mafia new yorkaise, Anna Maria Pepperoni, connaît son premier orgasme lors d’un voyage de presse à Moscou. Le responsable ? Sergueï Mandelbaum, fils de rabbin et dissident juif fauché doté d’une étonnante propension à susciter des orgasmes. La mafia met tout en oeuvre pour le faire venir aux États-Unis afin d’épouser Anna Maria, mais le passeur qu’elle a recruté est un dangereux dépeceur sexuel. Les obstacles, et pas seulement diplomatiques, s’accumulent...

Après le succès américain du Nazi et le Barbier, le cinéaste Otto Preminger commande un synopsis à Hilsenrath, qui écrit en six jours Orgasme à Moscou. Dans cette réécriture déjantée d’OSS 117, l’auteur de Fuck America abandonne toute limite et se livre à une mémorable surenchère burlesque. Truffé de références à la situation politique de l’époque, le livre, dénué de (presque) tout sérieux, est un divertissement électrique sur fond de guerre froide. À côté de toute une mafia de pacotille, le livre met aussi en scène Brejnev, Nixon, Moshe Dayan et le président du conseil italien, obsédé sexuel (déjà !)

Écrit en 1979, entre Le Nazi et le Barbier et Fuck America, ce livre hautement « politique » relève du divertissement loufoque et survolté.
 

L’Auteur

Né en Allemagne en 1926, Edgar Hilsenrath a survécu au ghetto durant la guerre, avant de partir pour Israël, puis pour New York. C’est dans cette ville, où il enchaîne d’abord les petits boulots, qu’il commence véritablement l’écriture de son premier roman. Il écrit la nuit, dans des cafétérias juives sordides, et vit de rien.  Toute son œuvre s’inspire de cette expérience marquée par la guerre et la solitude, mais sur un mode burlesque, quasi rabelaisien.

Longtemps refusé par les éditeurs allemands, qui craignent les réactions à son approche, très crue, de la Shoah, Edgar Hilsenrath connaît d’abord le succès aux États-Unis. Ce n’est qu’après son retour en Allemagne, en 1975, et la réédition de ses chefs-d’œuvres Nuit et Le Nazi et le Barbier, qu’il obtient la consécration dans son propre pays. Auteur d’une œuvre ample et à l’originalité sans équivalent, il est aujourd’hui considéré comme l’un des écrivains européens les plus singuliers de sa génération.

Pour en savoir plus sur l'auteur : www.hilsenrath.de

Pour acquérir les œuvres en langue allemande : www.eulederminerva.de  

Le Traducteur

.... est un duo.

Jörg Stickan est né en mai 1968 en Allemagne, mais exilé en France depuis sa majorité, il a travaillé comme acteur, commis de cuisine, metteur en scène, barman, enquêteur téléphonique, chanteur d’opéra... et traducteur. Pour le théâtre, il a mis en français Hanns Eisler, Hans Henny Jahnn, Gerhart Hauptmann, Johann Nestroy, J.M.R. Lenz... Fuck America est le premier roman qu’il traduit.

Sacha Zilberfarb, est né à Paris en 1972 et y vit depuis lors. Il a mené des études d’allemand et d’histoire à l’université, enrichissant la science d’une maîtrise sur Kurt Tucholsky et d’un DEA sur Franz Kafka. Pour se reposer de l’allemand, il a appris le yiddish, langue de ses grands-parents paternels, afin de lire un jour Sholem-Aleikhem dans le texte.
 

Le Dessinateur

Henning Wagenbreth est un dessinateur, affichiste et décorateur d’opérette allemand, qui partage son temps entre Berlin et San Francisco. Professeur de communication visuelle, marqué, entre autres, par la gravure, l’imagerie des pays de l’Est et la culture pop, il a travaillé pour Libération, le New York Times, et publié The Mystery of St Helena, ou encore Cry for Help, 36 Scam Emails from Africa.

 

Livres de l’auteur en poche

Presse

« Un roman d'espionnage déjanté »
Point de vue

« Voici le roman le plus déjanté, le plus étonnant, le plus libre, le plus insolent qu'il m'a été donné de lire depuis longtemps. »
Henri Raczimow, Regards

« Pour rire et faire un pied de nez à une rentrée peut-être morose. »
Le Figaro Madame

« Comment un parrain newyorkais parvient à faire enlever un queutard moscovite. »
François Julien, VSD