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Imastu

Jérémie Horviller


" Imastu est le nom d’une petite bourgade située en Estonie, près de Tapa. Lorsque j’étais étudiant, je suis allé rejoindre une amie qui travaillait dans un orphelinat. Pendant un court séjour, j’ai vu certains enfants abandonnés par leurs parents à cause d’une lourde pathologie physique ou psychique, voire les deux. Cette expérience m’a beaucoup marqué. De retour en France, je me suis dit que l’orphelinat pouvait être un point de départ pour raconter une histoire."

La petite Ulrica incarne cette enfance perdue dans le roman graphique de Jérémie Horviller. Les raisons de sa présence à l'orphelinat font peu à peu surface, au fil d'un récit sombre dont les temporalités s'enchâssent. Le récit est peuplé de références, (De Van Gogh à Diane Arbus, d'Hokuzai à Otto Dix, en passant par Andersen) de figures et de lieux archétypaux. Nous pénétrons la dérive hallucinée et les tourments de l'orpheline au travers des paysages intérieurs qu'elle traverse, là où, dans une absence de couleur et de mot, les souvenirs finissent par affleurer...

L’Auteur

Jérémie Horviller est un auteur et dessinateur français né en 1977. Après des études d'arts plastiques à Saint-Étienne, il devient enseignant. Ses premières bandes dessinées sont publiées dans les fanzines créés avec un groupe d'amis issus de la faculté d'arts plastiques et de l'école des Beaux-Arts de Saint-Étienne. Il travaille actuellement sur l'enfance imaginée d'Unica Zurn, en explorant les liens entre la création artistique et la maladie mentale. 

Presse

Jérémie Horviller réalise là une excellente entrée en matière dans le monde du 9e art.
A. Perroud - BDGEST

C’est un livre dont vous êtes le héros. Enfin, presque. Imastu retrace le parcours d’une fille, Ulrica, dans un orphelinat situé en Estonie. Fruit d'une visite de l’auteur, Jérémie Horviller, sur place, l’album est un long cauchemar éveillé, un trip visuel où les images ont remplacé les paroles. Chaque case fonctionne par association d’idée, permettant de comprendre les raisons de la présence d’Ulrica dans l’orphelinat. C’est un jeu de piste où chaque objet ou lieu dessiné renvoie à un symbole. Jérémie Horviller, dont c’est le premier album, a truffé son récit de références à Van Gogh, à Diane Arbus, à Hokusai, à Otto Dix ou encore à Edvard Munch. Aux lecteurs et aux lectrices de les débusquer, comme dans un Où est Charlie surréaliste.
Jérôme Lachasse - BFM, "Les BD à lire absolument"

Imastu est un récit d’une noirceur absolue, il est angoissant, oppressant et douloureux. Même les rêves de la jeune fille semblent emprisonnés, attachés par des fils barbelés.L’abandon, la tristesse, la folie, suent à grosses gouttes de chaque case, de chaque dessin, de chaque personnage. Peut-on sortir intacte de sa lecture ? Pas sûr !
Éric Guillaud - France 3, Le meilleur de la BD

Son expérience propre, vécue il y a quelques années au sein de cet orphelinat d’Estonie est aussi poignante que sombre. La lecture d’Imastu ne laisse pas indemne tant Jérémie Horviller parvient à nous immerger dans la dimension impalpable et sans limite de la folie: c’est un roman graphique aussi inhabituel que marquant.
Caroline - Un dernier livre avant la fin du monde

c’est un travail pensé voire érudit, très cérébral aussi, jusque dans le dessin. Trames sombres, hachures serrées, trait rond vertigineux, le graphisme contribue au malaise en donnant les clés mais sans indiquer laquelle serait la bonne. La succession de vignette sans parole, le rythme plutôt lent et l’expressivité des visages renforcent l’impression d’un chaos mental auquel il est impossible d’échapper. Comme une douleur impossible à extirper. Un travail original mais pas hermétique car, c’est sûr, Ulrica à des choses à nous dire.
M. Ellis - BoDoï

Dans ses songes, Ulrica voit un homme-chat aux dents acérées, un océan furieux ou une forêt de ronces. Un cauchemar éveillé qui trouve sa source dans un traumatisme, que Jérémie Horviller évoque à travers divers symboles. Son dessin, sinueux et égrené de hachures, convoque tour à tour Hokusai, Edvard Munch, Otto Dix ou la carte à gratter de l'auteur de BD Thomas Ott. Bluffant.
A. S. - L'OBS

Une BD hallucinée et percutante qui émeut par son authenticité et sa puissance graphique.
Rachelle Gosselin - Culture BD

Au cœur d’un orphelinat, Ulrica s’évade en rêvant. Ses tourments et ses peines sont mises en image dans Imastu, un album hypnotique et électrisant de Jérémie Horviller (...) L’on croirait alors que Ulrica est coincée dans un livre ou un film, un monde où l’esprit croise le réel. Rien n’est gratuit dans les pages de Jérémie Horviller ! Il aime à glisser de ci, de là de nombreuses références employées en psychologie. Tout est pesé, réfléchi et c’est aussi en cela que Imastu plait. Chaque lieu, chaque éléments naturels ou objets contient une symbolique marquée. Imastu : une agréable découverte et un auteur à suivre. Superbe !
Nicolas Albert & Damien Canteau - Comixtrip

Où s'arrête la réalité et où commence le rêve? Récit quasiment muet, à l'exception de quèlques incises sur des pages vierges à la manière des anciens films muets, Imastu est un titre étrange à de nombreux niveaux. Graphiquement d'abord. En effet, que ce soit par la mise en pages, la gestion des noirs et blancs ou même par le trait tantôt rigide, tantôt plus fluide, Jérémie HORVILLER signe ici un essai graphique étonnant. On y ressent une multitude d'émotions, allant de la peur au soulagement, maîs aussi à la tristesse. Rien de vraiment jojeux, certes, maîs le tout est traité avec brio, jouant habillement sur nos cauchemars d'enfants (...) Étouffant, avec quand même une petite lueur d'espoir, ce premier roman graphique est une réussite.
Bénédicte Coudière - L'Avis des Bulles (mai 2018)

Un dessinateur à suivre.
Le Dauphiné Libéré