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Crépuscules

Joël Casseus


« Je lève le visage et je la regarde et elle observe les lacérations sur mes iris et me montre le ciel. J’entends le bruit des ailes des drones qui craquent dans les nuages. Ils sont une douzaine peut-être et se dirigent tous vers l’ouest en faisant le même bruit. C’est la première fois que je prends conscience qu’elle entend le bruit des drones, le bruit de la guerre et son regard doit probablement ressembler à celui que j’avais avant que mes yeux soient à jamais changés, avant que l’indifférence taise presque tous mes sentiments. »

Crépuscules narre le destin de huit personnages réfugiés dans une zone extra-légale, à la marge d’un pays sans nom hanté par la guerre. Il s’agit du premier roman de Joël Casseus publié par Le Tripode.

Couverture d'Anthony Folliard.

Joël Casseus sera en France du 15 au 19 mars 2018. Rencontrez le sur le stand du Tripode au Salon du livre de Paris (stand de la région Île-de-France), en table ronde avec Lydie Salvayre, Raoul Peck et Yannick Lahens le samedi 17 mars à 16 heures,  et à la librairie Charybde le vendredi 16 mars à 19h30.

Au Québec : lancement du livre le 8 mars à la librairie Gallimard à Montréal. L'évenement sur Facebook : cliquez ici

Crédit photo du duo : Dominique Cherprenet

 

Lire le premier chapitre

Découvrir l'interview de l'auteur par les éditions Le Tripode.

 

L’Auteur

Joël Casséus est un écrivain québécois né en 1979. Docteur en sociologie, il enseigne depuis 10 ans. Il est notamment l’auteur des romans Le roi des rats et Un monde nouveau, respectivement parus chez Léméac en 2015 et 2016.

Presse

Je viens de finir Crépuscules de Joël Casséus, et j'en suis encore tout retourné. Pas simplement par le thème abordé, ces migrants, ces exilés, qui se retrouvent dans cet endroit improbable, mais aussi, et surtout, pas le ton, le style de Casséus. Ce qui au début pourrait paraître casse-cou et artificiel - ne pas nommer les personnages - prend son sens au fur et à mesure de la lecture, et crée un sentiment, un climat qui est vraiment incroyable. On pense, j'ai pensé à La Route, de McCarthy, bien sûr, dans cette obstination, dans cette façon qu'ont les personnages d'avancer (même si ici ils n'avancent pas physiquement), de faire se suivre les jours et les actions. Il y a quelque chose d'hypnotique à lire Crépuscules.
Emmanuel Régniez- Librairie Ptyx - Bruxelles
 
Crépuscules me hante. L’ambiance/le décor, fait de poussière, de bruit, de désolation, qui est le leur, est très bien rendu.Cela m’a fait penser au décor du roman La Route, à celui de la décharge si vous avez vu le Blade Runner de Villeneuve, mais également, un peu, à la violence et au parlé (court) de la Trilogie des jumeaux d’Agota Kristof.
Marion V.S -Lectrice - Québec
 
Joël Casséus nous captive autant par le sujet lui-même que par le talent funambule avec lequel il exploite cette structure narrative qui nous fait alors entrer dans une ronde hypnotique menée par tous les personnages. Et puis surtout, l'atmosphère un peu western et le côté dystopique de ce roman hors-norme, n'empêchent nullement une réelle contemporanéité qui pose implicitement les grandes questions sur l'avenir de ce monde en perdition. À peine refermé on est déjà orphelin de ce ce livre magistral et de cette planante mélancolie, savant mélange de poésie et de réalisme, qui enlumine chaque ligne et qui finit par nous habiter tout entier. Une claque ou bien plutôt une caresse de mots et de style, qui ne saurait vous laisser indifférents.
Librairie Les Gens qui doutent
 
C'est grand !
Hugues Robert - Librairie Charybde
 
La maitrise des changements successifs de narrateur est assez incroyable! L’absence de données précises de lieu et de temps ne permet pas de l’ancrer dans une réalité identifiable mais cela le rend d’autant plus transportable dans chacune des zones de conflits qui déchirent notre planète. Une réussite !
Marine Gurnade - Directrice de la librairie Gallimard - Montréal
 
Une lecture en apnée. Une claque.
Anaïs Ballin - Librairie L'Écriture
 
Joël Casseus créé une ambiance d’hyper-vigilance où le lecteur se trouve en état d'alerte maximale, ce qui constitue une impressionnante expérience de lecture. Son écriture épouse parfaitement les formes de son histoire : un peu désenchantée, un peu désincarnée, lancinante, hypnotique, magnétique. Il y fait pourtant exploser ici et là des bombes charnelles et poétiques, qui sont comme des secousses galvanisantes dans un langage froid. Les quelques répétitions savamment placées agissent comme de frappants "déjà-vu". Le travail de la langue produit tant d'effets qu'on ne peut qu'admirer sa vitalité et sa puissance. D'une grande richesse et terriblement désarçonnant, Crépuscules est loin d'être un petit texte....

Géraldine - Librairie La Buissonnière - Yvetot

J'ai laissé un petit bout de moi dans ce no man's land sale et plusieurs fois dans la journée, je me suis retrouvée là-bas, dans ce champs de ruines métalliques, devant un wagon, immobile. L'odeur de la ferraille qui rouille et les lumières tristes de fin du jour m'habitent encore.
Librairie de Cap et de mots - Bulle - Suisse

 

 

C'est magnifique
Guillaume Barbot - Auteur et metteur en scène

Wahou, quelle écriture ! Il y a clairement du Mac Carthy avec La route pour le côté totalement désespéré, mais j'y retrouve aussi du Edward Bond etles Pièces de Guerre, pour l'absence de lieu, de noms et pourtant une force et une humanité... bluffante.
Roxane - Librairie du Tramway - Lyon

Ce livre, où la violence affleure, exsude, laisse des marques ou corrompt sans bruit les âmes les plus vulnérables, est l’uppercut nécessaire et douloureux pour nommer la souffrance. Pas d’esquive possible, juste une parade qui aurait pour nom empathie ou bienveillance, et qui nous permettrait de sortir du ring la tête haute et le cœur libéré d’un combat stérile à l’issue fatalement corrompue. Une sorte de délivrance…
Claire LCB - lectrice et blogueuse

Je l'ai trouvé très accessible malgré la forme de narration inhabituelle. Cela m'a beaucoup fait pensé à La Route de McCarthy (roman que j'aime par dessus beaucoup d'autres) mais avec cette variation de points de vue qui amène une expérience nouvelle. Le style épuré fait mouche très souvent, les idées développées en filigrane amène un questionnement permanent.
Guillaume - Librairie Métropolis

Dévoré en deux jours à peine. C'est un très beau texte, fort, puissant par la langue et cette polyphonie de voix des personnages, des anonymes sans nom, on ne pourra jamais les identifier comme s'ils étaient les images d'une tragédie humaine qui ne veut pas dire son nom. (...) Il y a un côté fin du monde, une apocalypse, moderne avec ces drones, sans lieu précis, cela pourrait être partout à la fois. Un livre coup poing qui nous ne nous épargne pas, on n'en sort pas indemne...
David Goulois - Cultura

J'ai trouvé ce roman captivant, je l'ai lu d'une traite ! L'écriture est hypnotique avec ces changements de narrateur comme de longs monologues intérieurs.
Emeline - Librairie Les Beaux Jours

Des images en noir et blanc. L’oscillation entre désir de vivre et renoncement, indifférence et bonté. Poème de la désolation, étrangement doux et terrifiant.
Isabelle D. Lectrice

Une fable polyphonique glaçante, qui met en avant la déshumanisation de la société et interroge les illusions que l'on peut avoir... La langue est sèche et reflète les pensées des personnages plus que leurs paroles, ce qui étonne et emporte le lecteur.
Cyril O. Lecteur