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La Femme qui pensait être belle

Kenneth Bernard, Sholby


La Femme qui pensait être belle est un recueil de treize nouvelles qui dit le monde avec une telle précision que cela en devient absurde. Prendre le métro, marcher avec sa femme, survivre à la disparition d’un livre prêté, comprendre la métaphysique de la déglutition, s’expliquer pourquoi la civilisation a loupé le coche en misant sur Tarzan plutôt que King Kong, ou encore révéler la supériorité de la note de bas de page : voilà autant de problèmes majeurs auxquels vous trouverez des réponses dans ce livre.

Il y a un ton Kenneth Bernard, quelque chose dans ses textes qui les fait reconnaître entre mille : « Je suis un usager très régulier du métro. Je trouve qu’il s’accorde assez bien avec le côté routinier dans ma vie, et j’accepte ses désagréments sans tiquer. J’arrive parfois à m’asseoir, parfois non ; parfois la climatisation fonctionne, parfois non ; et en général j’arrive à destination à l’heure escomptée. Un esprit alerte y trouve en outre suffisamment matière à distraction. Par exemple avec les publicités, qui forment un fascinant sujet d’étude de notre société. On peut même y pratiquer certains exercices discrets pour se maintenir en forme, comme contracter et relâcher ses fesses. Mais surtout, il y a les gens. » (in Vieux dégoûtant)

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L’Auteur

Kenneth Bernard est, comme le qualifie le théoricien de l’avant-garde américaine Richard Kostelanetz, « the ultime fringe writer » (l’écrivain marginal par excellence). Il habite aujourd’hui, avec sa femme et trois chats, dans un appartement de l’Upper West Side, à New-York. Vivant en retrait de la société (n’essayez pas de trouver sa trace sur internet), il s’est d’abord fait connaître dans le théâtre d’avant-garde de Broadway. Extrait des archives du district est son seul roman. 

Comme Beckett et Kafka (la comparaison revient souvent dans les analyses de journalistiques et d’universitaires), il met souvent en scène des personnages qui, à la recherche d’une nouvelle vie, restent prisonnier de leur éducation et de la société. L’inscription de cet auteur en dehors des circuits éditoriaux et commerciaux habituels explique que sa notoriété n’ait jamais dépasser le cercle des critiques et des écrivains (le poète Ted Hughes lui vouait par exemple une grande admiration). Lecteur de philosophie (et notamment de Foucault), l’auteur paie peut-être aussi le prix d’une certaine intransigeance littéraire... et de caractère : 

« Kenneth Bernard est le Lautréamont de l’underground de l’underground de Broadway, un écrivain qui ne s’intéresse qu’à explorer la face cachée des mythologies populaires. Une arme sur la tempe, il resterait désagréable.» (Village Voice)

 

Le Traducteur

C’est la découverte de l’œuvre de Kenneth Bernard qui a conduit Sholby à la traduction. Il a depuis traduit de cet auteur plusieurs textes, qui ont paru dans des revues comme Le Moule à Gaufres, Cargo, Drunk ou Nouvelles Nuits.

 

Livres de l’auteur en poche

Presse

"Tentons notre chance ici car, bien que les nouvelles n’aient pas le vent en poupe, celles de Kenneth Bernard pourraient bien vous faire changer d’avis. Si l’on devait trouver un dénominateur commun parmi tous ces textes, ce serait certainement celui-ci : l’absurdité de la vie. En treize nouvelles, l’auteur s’emploie à nous la démontrer à travers des histoires tantôt empruntent de douceur, tantôt révoltantes ou drolatiques."

Marilyn Anquetil - Librairie Mollat - Bordeaux

"J'ai lu La femme qui pensait être belle, et j'ai été frappée par ces nouvelles à priori anecdotiques, qui dissimulent des petites leçons de philosophie. Le style est brillant! Et l'humour ne gâche rien. Ma petite préférée est "La guerre des annoteurs de bas de page et de fin de texte"

Arielle Prétot - Librairie La Préface - Colomiers

"Même dans les pages les plus anecdotiques, écrites, dirait-on, au fil d'une paresseuse rêverie, le charme du style nous captive. L'émotion vient par le détour, la digression. Nous sommes invités à entrer dans ce monde que nous connaissons - que nous habitons même - par une porte dérobée dont l'auteur détient seul la clé et qui ouvre sur un point de vue dépaysant"

Eric Chevillard - Le Monde

 

"Encore que parler de nouvelles soit peut-être réducteur, car ici les catégories soi-disant hermétiques de fiction, d'autobiographie et d'essai se mêlent allégrement, de même que celles de réalisme et d'invention, qui se plient l'une sur l'autre."

Guillaume Contrée - Le Matricule des anges