LE TRIPODE

Cobrastar

Thomas Bois


John Hero, alias ­Cobrastar, profite d’un massacre inopiné dans un diner de l’Arizona peuplé de culs terreux et d’extra­terrestres pour faire main basse sur une clé ren­fermant des informations cryptées. Il s’enfuit à bord de son vaisseau, sans savoir que à peu près la moitié de l’univers en a après ces données numériques.
Et le voilà embarqué dans une aventure à travers la galaxie, affublé d’un équipage improbable : Lucy (une IA cachottière), BlackFury (une chasseuse de primes redoutable et sexy), Bambino (un colosse taciturne mais perspicace), Tiny Boom (une tendre créature dotée d’un fâcheux penchant pour les explosifs) et Elijah (un jeune Terran refoulé, mais qui se révèle rapidement tout aussi dégénéré que les autres). Les ­Disco Boys, tueurs à gages groovy, et Plague Snyssken, le psychopathe le plus recherché de la galaxie, sont sur leurs traces. Vont-ils s’en sortir ?
Si vous avez adoré Les Gardiens de la galaxie, Borderlands ou Les Tontons flingueurs, vous devriez aimer Cobrastar. Avec ce premier roman, Thomas Bois fait sa déclaration d’amour au space opera et au polar de gare éthylique. Sur fond de guerres intergalactiques, une bande de zozos se déchaîne, et c’est d’une bêtise plus que jouissive, intersidérale : « Le tarin en chou-fleur, une bastos dans la couille gauche, le prince helvégasque ne comprend toujours pas ce qui a déclenché ce ­merdier et d’où sortent ces tarés. On n’a pas vu un bordel ­pareil depuis des générations. »


L'illustration de couverture a été réalisée par le Bertone Studio.

 

L’Auteur

Thomas Bois est né à Dakar en 1984. Il est l’aîné d’une fratrie de 5 garçons, ce qui n’est pas rien. Il grandit dans la belle et riche ville de Saint-Etienne, entre un crassier et un bar PMU, ce qui est sans aucun doute à l’origine de son goût pour la gouaille populaire, le rouge et le picon bière. Bercé par le doux accent des lieux, il apprend dès son plus jeune âge les subtilités du gaga (patois local qu’il prêtera quelques années plus tard aux habitants de Tartarus dans son premier roman, Cobrastar). Son goût pour la littérature le mènera ensuite à errer de classe préparatoire en faculté de lettres. Il détient le record du nombre d’échecs à l’oral du CAPES de lettres moderne, malgré une respectable consommation de Xanax pour l’occasion. D’un naturel persévérant, il décide d’enseigner le français comme professeur vacataire, ce qui lui permet de confirmer une vocation de comédien. Il se tourne ensuite vers des études de psychologie qui lui permettent d’errer quelques années de plus sur les bancs de la faculté, de découvrir la psychanalyse, et de confirmer sa vocation à ne pas devenir psychologue en échouant de nouveau à un examen. Il réalise que, quitte à vivre pauvre, il pourrait aussi bien essayer d’être écrivain. Devenu papa entre temps, il découvre les joies de la parentalité. Entre deux lessives, il imagine une histoire de pirates de l’espace issu d’un rêve de son fils aîné de 3 ans. Comme il n’aime pas la facilité, il commence l’écriture de son roman et perd le manuscrit dans un aéroport. Il se résout à réécrire Cobrastar sur un ordinateur, malgré un goût prononcé du rétro qui mène les esprits taquins à le qualifier de vieille dame anglaise (ils affirment l’avoir aperçu vêtu de tweed buvant du Earl Grey dans une tasse en porcelaine). Quelques fulgurances et après seulement cinq années de travail acharné, Cobrastar est achevé et confié aux bons soins des éditions du Tripode.