LE TRIPODE

24 fois la vérité

Raphaël Meltz


Il y a Gabriel, un opérateur de cinéma qui a parcouru le vingtième siècle l’œil rivé derrière sa caméra : de l’enterrement de Sarah Bernhardt au tournage du Mépris, du défilé de la paix de 1919 au 11 septembre 2001, il aura été le témoin muet d’un monde chaotique, et de certains de ses vertiges. Il y a Adrien, son petit-fils, qui est journaliste spécialisé dans les choses numériques qui envahissent désormais nos vies. Et il y a le roman qu’Adrien a décidé d’écrire sur son grand-père. 

En vingt-quatre chapitres, raconter une vie. Vingt-quatre chapitres comme les vingt-quatre images qui font chaque seconde d’un film. Vingt-quatre chapitres pour tenter de saisir la vérité : que reste-t-il de ce qui n’est plus là ? Que connaît-on de ce qu’on a vu sans le vivre ? Que faire, aujourd’hui, de tant d’images ?


L'illustration de couverture a été réalisée par Amena Nathan.

L’Auteur

Raphaël Meltz est né en 1975. Il a cofondé et codirigé la revue R de réel (2000-2004) puis le magazine Le Tigre (2006-2014). Il est notamment l'auteur de récits (série Suburbs, 2012-2014; Lisbonne voyage imaginaire avec des images de Nicolas de Crécy, 2002), et de romans: Mallarmé et moi (2006), Meltzland (2007), Urbs (Le Tripode, 2013).

Livres de l’auteur

Presse

Si tous les romans de cette rentrée littéraire sont de ce niveaux, cela nous promet de belles heures de lecture ! C'est probablement l'un des livres les plus délicats que j'ai lu depuis quelques temps. L'auteur réussit brillamment à traiter de l'histoire du XXe siècle avec une pudeur et une justesse rares, sans tomber dans les travers nombrilistes de l'histoire de famille. Le mélange de récit de l'intime et de théories sur le cinéma fonctionne à merveille. Le doute perdure à la fin du texte, à savoir si c'est de la pure fiction ou si l'auteur parle de lui, et j'ai beaucoup aimé cette distance. Le rythem du récit, la langue, les réflexions sur le cinéma et la création littéraire, tout est d'une élégante justesse. 
Sylvain A. – Librairie Mollat – Bordeaux

J'ai beaucoup aimé la construction du récit, la façon dont l'auteur parle de l'absence, de l'importance de vivre. J'ai lu d'autres romans de la rentrée littéraire avec ce thème de la filiation, de l'héritage familial etc.. Aucun n'est aussi abouti, à ce jour dans mes lectures, et à mon humble avis, que ce roman.
Thomas – Librairie du Pincerais – Roissy