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Patrick Da Silva


Dans un coin négligé de France, la vie suit un cours tragique. L’usine du pays, qui a fermé ses portes, nourrit les rancœurs. Un homme, obsédé par sa révolte, s’est suicidé. Un couple d’Hollandais est retrouvé dans une cave sordidement assassiné. L’institutrice est en prison. Un artiste, aveugle, sculpte le visage des morts pour imprimer «une cicatrice fugace des coups de vent, de soleil, de tonnerre, de neige qu’ils ont été»… C’est dans ce monde en naufrage qu’un jeune séminariste se décide à recueillir les parole de chacun pour suivre sa propre quête.

« On les a condamnés à cette mort-là et bannis dans leur propre pays qui est devenu un cimetière de macchabées ambulants. On les a radiés de la condition commune qui veut que l’on gagne par son travail sa fierté et son pain. On les a condamnés, on a exécuté la sentence mais on les méprise au point de ne pas le leur dire en face. On les afflige de bienveillance et on leur joue la comédie, on les convie à la table des négociations. Ils vont y discuter la généreuse aumône qui les fera consentir au néant où l’on a relégué leurs pénates. »

L’Auteur

«Si je lis c’est d’abord que j’ai entendu lire ; et ce n’était pas le soir dans mon lit,  ni à l’école, des histoires pour enfants – certes on m’a bien offert quelques albums ; je me souviens de Frou le lièvre et de Bourru l’ours brun, des images surtout – non, c’était le dimanche et c’était à la messe.»

Né dans les années cinquante, Patrick Da Silva a pratiqué plusieurs métiers. Il a pétri parallèlement l’œuvre d’un écrivain sensible à Pierre Michon et Louis-René des Forêts, l’argot et la Bible. Il vit désormais à proximité de Riom, dans un vallon où il élève des bêtes.