logo_tripode LE TRIPODE
 
Facebook Twitter issuu

La Mère et la Mort / Le Départ

Alberto Laiseca, Nicolás Arispe, Alberto Chimal


Dans ce double album, deux des conteurs les plus reconnus d’Amérique latine, Alberto Laiseca et Alberto Chimal, se saisissent avec délicatesse du thème du sacrifice qu’une mère est prête à faire pour s’opposer à un événement tragique et irréversible : la mort d’un enfant. En illustrant et réunissant les deux histoires par un effet de miroir exceptionnel au cœur de l’ouvrage, l’artiste argentin Nicolás Arispe offre une lecture qui va au-delà des mots. Ses illustrations en noir et blanc, symboliques et terribles, sont à la croisée d’Edward Gorey et de José Guadalupe Posada, du baroque et du paganisme, de la Première Guerre mondiale et des danses macabres médiévales.
 
Dans La Mère et la Mort, l’Argentin Alberto Laiseca s’inspire d’un conte de Hans Andersen et nous raconte l’abnégation d’une mère prête à traverser les paysages les plus hostiles et à sacrifier sa chair pour retrouver son petit.
Dans Le Départ, le Mexicain Alberto Chimal dépeint le long et douloureux deuil d’une mère qui perd son enfant lors d’un tremblement de terre.

Les deux récits, à mi-chemin entre la tragédie classique et la tradition orale, nous confrontent à nos peurs les plus profondes et à la question du deuil le plus douloureux qui soit, qui s’exorcise ici par la littérature et l’art.

Présentation des inspirations de Nicolás Arispe à découvrir en cliquant ici

 
Autre livre de Nicolás Arispe à découvrir au Tripode : Le Livre, paru en mai 2017.

DISTINCTIONS INTERNATIONALES

L'album a reçu en 2016 le prestigieux prix du livre illustré décerné par l’Association de littérature jeunesse d’Argentine (ALIJA).

Prix du meilleur livre de fiction illustré, décerné par la Chambre nationale de l’industrie éditoriale mexicaine en 2016.

Sélectionné dans la liste d’honneur 2018 de l’IBBY (International board on books for young people).

Sélectionné parmi les 200 plus beaux livres illustrés de 2016 par le catalogue White Ravens (International Youth Library, Munich, Allemagne).

Sélectionné parmi les 44 meilleurs livres de 2016 lors de la Foire internationale du livre de Bogota, Colombie.

L’Auteur

Alberto Laiseca (1941-2016) est un écrivain argentin hors norme. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont Su turno para morir (1976) et Aventuras de un novelista atonal (1982) ses deux premiers romans, il construit pendant quarante ans une œuvre littéraire fascinante et diverse. Presque vingt années ont été nécessaires pour que sa saga monumentale Los Sorias soit écrite puis éditée en Argentine. À partir des années 2000, dans la pénombre et la fumée des cigarettes, il anime le programme télévisé « Contes de terreur » en récitant comme personne de la littérature fantastique.

Le Dessinateur

Nicolás Arispe est un auteur, dessinateur et illustrateur argentin. Né à Buenos Aires en 1978, il réalise sa formation à l’Institut Universitaire National des Arts (IUNA). Il est l’auteur et dessinateur de plusieurs livres, notamment Té de Palacio (2008), El insólito ascenso de Madame Pôl (2010) et El camino más largo (2012). Il est professeur de dessin et travaille régulièrement en tant qu’illustrateur pour l’édition, la presse et l’animation audiovisuelle. Le Tripode a édité Le Livre (2017) et La Mère et la Mort / Le Départ (2018).

Le Co-Auteur

Alberto Chimal, né en 1970 à Toluca, est l’un des écrivains les plus reconnus parmi la littérature mexicaine contemporaine. Son œuvre, originale et protéiforme, a été consacrée par de nombreux prix, des études critiques et plusieurs anthologies. Il est notamment l’auteur des romans Los esclavos (2009) et La torre y el jardín (2012), de nouvelles, de microfictions, de poésie, de pièces de théâtre et d’essais.

Presse

LA PRESSE FRANCOPHONE

Rarement le deuil et le sentiment de perte n’ont été abordés aussi frontalement mais avec tact, pour un résultat sombre et puissant de beauté. Ce n’est pas un mince paradoxe s’agissant de la mort et, comme dans toute bonne tragédie classique, l’ouvrage prend une autre épaisseur à chaque lecture. De quoi méditer pour l’éternité.
M. Ellis - BoDoï

Dans ce double album sur le thème tragique de la perte d’un enfant, les conteurs Alberto Laiseca et Alberto Chimal s’emparent avec force d’un événement dramatique avec une narration qui laisse sans voix. Les illustrations envoûtantes de Nicolás Arispe subliment le propos douloureux pour un livre magnifique et audacieux.
Rachelle Gosselin - culture bd

Le travail de l'auteur est titanesque. Jetez un œil à la double page centrale qui sert de « pont » entre les deux histoires. L'effet de miroir est juste remarquable. Cet album qui possède plusieurs niveaux de compréhension est artistiquement beau et bien ficelé. Il ouvre la porte à de longues interprétations et discussions. Un ouvrage peu commun dans l'univers de la bande dessinée, qui mérite qu'on s'y attarde. Que vous aimiez ce style ou non, une chose est sûre, ce livre ne vous laissera pas indifférent.
Guillaume Garcia-Mora - Planète BD

Une œuvre que l’on qualifiera à la fois de belle, d’émouvante, de terrifiante, de difficile. Elle pourra choquer et pourtant elle est d’une rare force poétique et évocatrice. (...) Dire que la mort a du charme, celui que lui donne le graphisme et le trait de Arispe peut sembler iconoclaste, déplacé. On est pourtant ému, pris aux tripes par cette variation en mort majeur. Un album auquel on souhaite une longue vie auprès de très nombreux lecteurs.
Jean-Laurent Truc - Ligne Clair

Chaque trait d’Arispe est un scalpel dans une plaie béante. Terrible et fascinant, foisonnant, éperdu de références à l’art européen, aux pratiques macabres africaines et sud-américaines, on retrouve sous le trait Brueghel, Dix, Bosch, Friedrich comme autant d’éléments familiers et inquiétants, qui nourrissent la certitude malgré tout paradoxalement tranquille et sereine d’une fin inéluctable.
Béatrice Courau - Actualitté

On avait, pour notre part, découvert cet auteur argentin avec son adaptation très personnelle et magistrale de la Bible dans "Le Livre", l’an passé, déjà joliment édité par les éditions du Tripode. Il éblouit encore ici par ses dessins proches de la gravure, baroques et macabres. Et les vignettes successives convergent vers une grand image-miroir centrale, pont entre les deux histoires. Et ces images, en plus d’être belles, sont d’une grande profondeur pour qui saura ou s’amusera à les décrypter.
Daniel Muraz - Courrier picard

Il faut retourner le livre à mi-chemin, pour passer d’une histoire à l’autre, grâce à une double page en miroir qui opère la transition. Truffé de références de toutes époques et de foisonnants univers littéraires, cet album, comme le précédent travail de Nicolas Arispe, diffuse un charme vénéneux jusque dans sa morbidité glaçante (...) Il rappelle autant le gothique romantique européen que le culte des morts mexicains, récemment honoré par le formidable Coco au cinéma.
David Taugis - Actua BD

Ces deux récits renvoient forcément aux cris des mères de la place de Mai en Argentine mais transcendent cette macabre référence pour décrire un rapport universel à l'amour filial et à la mort. Tout cela semble bien sérieux mais c'est aussi dans le trait plus que dans le texte un livre empli d’humour… noir forcément.
Renaud Lancelot – dBD (mars 2018)

Le dessin de Nicolás Arispe, à la plume tout en finesse, baroque et exacerbé, véhicule une douleur insoutenable qu’il tamise par une espièglerie arc-boutée sur un humour charbonneux. Les auteurs sud-américains aiment caresser leur grain de folie et le dessinateur amplifie leur portée par un compagnonnage décomplexé avec les os et plus particulièrement les crânes. Beau comme un cheval fou abattu dans son élan.
Michel Rime - 24 Heures

L’auteur argentin a choisi deux textes de ses compatriotes Alberto Laiseca et Alberto Chimal et les met magnifiquement en image. Son trait en noir et blanc très détaillé convient idéalement pour restituer l’ambiance morbide des histoires. Pour cela, il s’est inspiré des plus grands : Otto Dix, Caspar Friedrich, Jérôme Bosch, Pieter Brueghel ou Chirico mais aussi par les rites africains, l’art gothique ou les portraits post-mortem.
Damien Canteau - COMIXTRIP

Si vous êtes parents, ce double récit pourrait bien vous remuer l’âme, et les tripes. Le départ et La mère et la mort est un album tête bêche contenant deux histoires qui se rejoignent en son cœur. Les fables cruelles et tristes – respectivement signées par Alberto Chimal et Alberto Laiseca, des écrivains latino-américains – disent tout ce qu’une mère serait prête à faire pour retirer son enfant des griffes de la mort. La dureté de ces contes – dans lesquels l’acharnement engendre la désespérance – ne doit toutefois pas repousser le lecteur. L’ouvrage est magnifique. Par la force de sa narration, mais aussi, et surtout, par la grâce du dessin de Nicolás Arispe.
Aude-May Lepasteur - La Liberté

Ces deux figures maternelles, aussi  bouleversantes soient-elles, sont ici portées par un trait qui est à la fois extrêmement émouvant – qui ne cesse de nous confronter à cette obstination maternelle et à cette manière de réclamer l’impossible, se posant presque en disciple de Léon Chestov, s’opposant à ce qu’il y a de plus irrévocable, cette mort qui vient peser sur leur destin – et en même temps qui, par ce trait,  par cette manière de mettre en scène, par ce jeu permanent avec les allusions et les sous-entendus, avec toutes les inspirations qui traversent les deux mises en images des deux textes, joue aussi beaucoup de l’humour noir, d’une ironie terrible qui touche à cette disparition, cette mort de l’enfant, et qui est absolument nécessaire si l’on veut pouvoir progresser et avancer dans l’univers effroyable qu’elles dessinent l’une et l’autre.
Nikola Delescluse - Radio Campus Lille (émission Paludes)

Proche de la gravure dans son style graphique, tout en noir et blanc, l’histoire se déploie à travers de magnifiques doubles pages, tantôt dans un sens (pour la première moitié), tantôt dans un autre (pour la seconde moitié). Soulignés d’une petite ligne, ces quelques mots et ces grandes illustrations sont beaucoup plus évocateurs que dix pages écrites. Les deux histoires se répondent, quel que soit le sens dans lequel on choisit de les lire. Telle est la force de ces artistes hors du commun que l’on découvre dans cet album.
Bénédicte Coudière – L’Avis des Bulles (mars 2018)

 

 

 

LA PRESSE ÉTRANGÈRE

C’est un livre aussi beau que sombre. Il pèse suffisamment pour que la main tremble en le portant. On sentirait presque le charbon, comme s’il nous parvenait des braises. Il y a tant de détails, de perspectives, d’expressions et de paysages que chaque page est un tableau funeste de la perte, rempli de références mythiques et picturales, aussi bien humoristiques que tragiques. Historiques et actuelles. Arispe trempe sa plume dans l’encre du sarcasme et de la critique, de la poésie et de l’eschatologie. Je pense aux premiers films du réalisateur du Seigneur des anneaux, Peter Jackson. Ils étaient un hymne au dégoût. Pleins de mutilations, d’excrétions, de morts terribles, à tel point que le côté hilarant prenait le pas sur toute panique. Ce livre est un objet d’art. C’est d’une terrible beauté.
Silvia Hopenhayn - La Nación (Argentine)

Il suffit d’ouvrir le livre pour voir apparaître ce qui relie les deux récits aux Mères de la place de Mai, aux mères d’Alep, à celles du collectif « Las Rastreadoras » au Mexique, dont les enfants ont disparu.
Alfabeta 2 (Italie)

Un album qui ne s’épuise pas en une lecture, ni en deux, mais qui contient plusieurs significations, à la fois nostalgiques, tristes et puissantes.
Los Inrockuptibles (Argentine)

Les illustrations d’Arispe donnent un ton à la fois lugubre et espiègle à ces deux histoires qui vous laisseront à bout de souffle et qui trouvent, au centre du livre, leur miroir. Sensationnel.
El Norte (Mexique)

 

COUP DE COEUR EN LIBRAIRIE

Gros coup de cœur pour ce livre et notamment pour les sublimes illustrations de l’argentin Nicolas Arispe dignes de l’univers d’Edward Gorey et de José Guadalupe Posada qui m’ont également évoquées le style graphique de l’illustrateur français Lionel Richerand !
Librairie La Soupe de l'espace - Léa