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Les Groseilles de novembre

Andrus Kivirähk, Antoine Chalvin


«Le destin de l'homme n'est pas facile. On vit, on meurt, puis on se change en démon.»

 
Lire Andrus Kivirähk, c’est à chaque fois se donner la certitude que l’on va entrer dans un monde extraordinaire. L’Homme qui savait la langue des serpents (Prix de l'Imaginaire 2014 du roman étranger) nous avait habitués à l’idée qu'il était possible d’épouser des ours, d’avoir pour meilleur ami une vipère royale ou encore de voler dans les airs à l’aide d’ossements humains. Les Groseilles de novembre démontre un peu plus les talents de conteur de l’écrivain. Nous voilà cette fois-ci immergés dans la vie quotidienne d’un village où tout pourrait sembler normal et où, très vite, plus rien ne l’est. Les seigneurs sont dupés par leurs serfs, des démons maraudent, des vaches magiques paissent sur les rivages, le diable tient ses comptes et, partout, chaque jour, les jeux de l’amour et du désir tirent les ficelles de la vie. À la fois hilarant et cruel, farce moyenâgeuse et chronique fantastique, Les Groseilles de novembre est considéré en Estonie comme le meilleur roman d’Andrus Kivirähk.
 
 
 
 
 

L’Auteur

Andrus Kivirähk est un écrivain estonien né en 1970 à Tallinn. Phénomène littéraire dans son pays, journaliste et essayiste, son œuvre importante suscite l’enthousiasme d’un très large public qui raffole de ses histoires. Il écrit des romans et des nouvelles, des pièces de théâtres, des textes et des scénarios de films d’animation pour enfants.

 

Le Traducteur

Ancien élève de l’École Normale Supérieure, responsable de la section d’études estoniennes de l’Inalco, Antoine Chalvin est un fin connaisseur de l’Estonie. Également spécialiste du finnois, il est par ailleurs le traducteur de deux romans d’Arto Paasilinna : Prisonniers du Paradis et La Cavale du géomètre.
 
 

 

 

 

Livres de l’auteur en poche

Presse

C'est un monde grouillant excessif, insolemment foutraque. Un monde qui évoquerait volontiers ces scènes de genre hollandaises saturées de gueules torves et roublardes ou ces Bosch où les créatures saugrenues frétillent en pagaille. (...) Pour les servir les villageois ont des kratts - des créatures magiques un peu stupides, parfois sanguinaires mais dures à la tâche, qu'on peut obtenir du diable en échange de son âme. Par chance ce démon n'est pas très malin et il est facile de le flouer. Toute cette humanité est paresseuse, cupide, gourmande. Pas très glorieuse, mais irrésistiblement drôle, dans ce roman où le réalisme magique le dispute à la farce.
Sophie Pujas, Transfuges

 

Le servage a perduré en Estonie jusqu'au XIXème siècle, une période communément appelée les « sept siècles d'esclavage ». On comprendra donc en quoi la fantaisie de Kivirähk s'inscrit dans une certaine histoire nationale et qu'elle la détourne avec intelligence et un regard amusé. Le destin de sa galerie de personnages se confond ainsi avec celui du pays, mais plutôt qu'un banal exercice de nostalgie, l'auteur préfère laisser libre court à une réjouissante ironie.
Guillaume Contré, Le Matricule des anges

 

Tous les personnages portés par la plume extraordinaire de Andrus Kivirähk doivent vivre. Tous nous laissent un goût de vérité dans la bouche. Malgré l’ambiance Lynchéenne du roman, on a envie d’y retourner, comme on se replonge dans Twin Peaks, jour après jour, malgré la violence psychique de la série.
Antoine, lireaujourlejour

 

Dans Les Groseilles de novembre, Kiriviräk explore les mythes et légendes des contrées perdues de l’Estonie : sous forme de conte, et avec son humour décapant, il retrace les us et coutumes de ce peuple partagé entre chrétienté et rites païens. Un très très très bel OVNI!