LE TRIPODE

Moi, le Glorieux

Mathieu Belezi


L’Algérie française s’effondre, les fellaghas ont pris les armes et la révolte explose : les colons quittent le pays par bateaux entiers. Mais Albert Vandel, le plus riche d’entre eux, refuse l’évidence et décide de rester. Habité par sa rage, fabuleusement vieux et toujours terrifiant, il défie l’apocalypse qui s’annonce. Barricadé dans sa forteresse, entouré de ses derniers fidèles, il décide, coûte que coûte, d’honorer jusqu’au bout sa légende. 
Roman de la démesure coloniale et de la folie occidentale, à la fois farce et tragédie, Moi, le Glorieux se présente comme l’un des plus grands textes de l’auteur révélé par ­Attaquer la terre et le soleil (Le Tripode, Prix littéraire Le Monde 2022 et Prix du Livre Inter 2023).

L'illustration de couverture a été réalisée par Luca Palazzi.

 

Nommé pour le Prix Littéraire Fondation Pierre de Monaco

Nommé pour le Prix Honoré de Balzac 

 

L’Auteur

« Prix littéraire Le Monde 2022 et Prix du Livre Inter 2023 »

Mathieu Belezi a enseigné en Louisiane (États-Unis), et beaucoup voyagé. Il a vécu au Mexique, au Népal, en Inde, et dans les îles grecques et italiennes. Il partage désormais sa vie entre la France et l'Italie.
Au Tripode, il est l'auteur de Attaquer la terre et le soleil (Prix littéraire Le Monde et Prix du Livre Inter), Le Petit roi, Moi, le glorieux, Le Temps des crocodiles.

Presse

Un livre époustouflant. 
Un style incandescent, démesuré, baroque. On rentre à l'intérieur d'un monstre. 
Léa Salamé - France Inter 

Une prouesse d'écriture.
Bernard Lehut - RTL

Deux livres d’une puissance folle à l’écriture gargantuesque et outrancière,mélange de psalmodie et de poésie, de lyrisme et de réalisme.
Alexandra Schwartzbrod - Libération

Mathieu Belezi, qui prend le lecteur à la gorge, pourrait lui aussi faire figure de vieux fou, mais de vieux fou génial dont la langue, puissante, avec son torrent de mots et ses figures de style rageuses, emporte l’admiration.
Marianne Payot - L'Express

Avec son roman d'apocalypse, de flamme et de sang, Mathieu Belezi signe l'un des titres les plus remarquables de ce début d'année littéraire. 
Marceau Cormerais - Les Echos 

Absolument phénoménal.
Patricia Martin - Le Masque et la Plume, France Inter 

Mathieu Belezi offre à la littérature française deux livres sombres, critiques, creusés jusqu’à l’abîme. Des westerns embrasés au soleil de la tragédie antique.
Sébastien Omont - En Attendant Nadeau/Médiapart

D'une beauté terrible et rare. Relevant de la grande littérature.
Jean-Claude Lebrun - Territoires romanesques

Un puissant dyptique romanesque sur la colonisation française en Algérie. 
Marie Richeux - Le Bookclub, France Culture. Réécoutez l'émission ici.

Mathieu Belezi s’emploie une fois de plus à détruire de l’intérieur la logique coloniale et il le fait dans la littérature, grâce à la littérature, avec cette écriture reconnaissable entre mille, qui tient dans cet opus-là beaucoup de Rabelais: une langue bourrée à ras d’images, de couleurs, de sensations, totalement excessive, et qui corrode par l’absurde la culture coloniale dans ses moindres codes et images.
Lucie Commeaux - Le Regard Culturel, France Culture

Le thème est puissant. Par sa force évocatrice, l'écriture de Mathieu Belezi aussi.
Youness Bousenna - Télérama 

Un personnage qui vaut pour plusieurs, tel un monstre de Frankenstein fait de la chair de tous les colons. 
Pierre-Édouard Peillon - Le Monde

Dans une langue entêtante et poétique, l'écrivain confronte la France aux silences de son histoire.
Marie-Laure Delorme - Paris Match

Mathieu Belezi, follement inspiré, se glisse dans la peau distendue d'un colon absolu, gargantuesque et sadien juché sur l'Algérie française. Un grand livre. 
Alexis Brocas - La Tribune dimanche

Livre pyrotechnique, abyssal, respirant la sueur, le vétiver et la charogne, requiem pour un empire failli où l'on meurt en rêvant de houris tatouées et de paquebots salvateurs.
Marc Lambron de l'Académie française, Le Point 

Avec Moi, le glorieux, Mathieu Belezi fait de son personnage Albert Vandel l’incarnation de la domination coloniale en Algérie.
Pierre Assouline - L'Histoire

Il ne sera plus possible d'envisager la question coloniale sans le tranchant de son regard, sans la brutalité de ses descriptions, sans l'hubris débridé d'un "rêve" dément. (...) Mathieu Belezi, styliste brûlant et gargantuesque, procède par incantation de fureur et psalmodie de l'abjection. 
Jean-Claude Raspiengeas - La Croix 

Belezi, maître du western algérien.
Marie Chaudey - La Vie

Un ubuesque personnage, âgé de 120 ans et pesant 150 kilos, comme une allégorie de la colonisation française qui s'effondre au milieu du XXe siècle. 
Gladys Marivat - Lire Magazine

Mathieu Belezi raconte la démesure coloniale dans une langue personnelle et embrasée.
Jean-Claude Vantroyen - Le Soir

Un homme qu'aucune extravagance n'arrête. (...) Si détestable qu'il en est fascinant. 
Mathieu Marin - Ouest France

Nous évoquions ici la semaine dernière Gabriel Garcia Marquez. L'écriture de Belezi nous fait songer à lui. Un sacré compliment. 
Challenges 

Belezi, dans son écriture torrentielle, à la première personne du singulier, s'affranchit de la ponctuation classique, des majuscules en début de phrase. Ce n'est pas un système artificiel, on s'en rend à peine compte en lisant, tellement la logorrhée du personnage débargoule volcaniquement. 
Anne Kiesel -  Le Matricule des Anges

Mathieu Belezi revient avec un autre roman sur l'Algérie - la refonte d'un texte paru en 2011 - et c'est inouï. Empruntant au récit autant qu'aux fantasmes, l'auteur nous place dans la tête du plus glorieux des colons et nous fait vivre la volonté de puissance de l'aventure coloniale derrière toutes les justifications humanistes. Et cela d'une écriture suggestive et torrentielle qui embarque le lecteur dans la marche irrésistible des événements. Mathieu Belezi est d'abord un grand maître de la langue. Une expérience prodigieuse de lecture.
Librairie Le Bleuet - Banon

C'est tout autre chose qu'Attaquer la terre et le soleil comme si Mathieu Belezi optait cette fois-ci pour la démesure, l'excès, le débordement recommencé tant le désir de prédation semble sans fin, monstrueux. Échos pas si lointains de nos sociétés d’accaparement. Mathieu Belezi arpente notre Histoire dans un moment de crise.
Frédéric – Librairie Mot à mot – Pertuis

Je sens que j’ai encore un chef-d’œuvre dans les mains.
Thibault –  Librairie Carpe diem – Münster

Le style est toujours aussi puissant et la langue toujours aussi vivante ! 
Pierre – Fnac Beaugrenelle

J'ai ressenti une immense haine pour ce barbon de colon tout au long de ma lecture, effet réussi ! Sa folie va crescendo et il représente parfaitement l'image que l'on se fait du colon avec un grand C ! J'ai bien aimé aussi la petite notice à la fin qui nous informe que la plupart des discours sont réels, c'est assez édifiant.
Simon – Librairie Atout livre – Paris 12e.

Je suis soufflé par Moi, le glorieux.
Christophe – Librairie L'Atelier – Paris 20e.

Ce texte est brillant, le personnage odieux à souhait et cette fin de colonisation algérienne parfaitement peinte, un régal !
Librairie Peiro Caillaud – Saintes

Mathieu Belezi s'inscrit incontestablement comme un écrivain phare sur la thématique de la colonisation de l'Algérie. Je suis persuadée que les lecteurs d'Attaquer la terre et le soleil retrouveront sa plume avec intérêt dans Moi, le glorieux et Le Temps des crocodiles. Deux romans impactants dans lesquels Mathieu Belezi nous met une nouvelle fois au cœur de la barbarie des colonisateurs de l'Algérie, avec un vocabulaire concis et sans entournure duquel émane toute la violence de ce génocide. Un personnage principal dont la démesure et le despotisme pourrait frôler le comique s'il n'était à la tête d'un bataillon de soldats coupeur de têtes. Deux textes desquels on ressort abasourdi !

Céline – Librairie Vauban – Marseille

C’est le déclin de l’Algérie française. Dans la débandade reste Albert Vandel, colon de la première heure, qui refuse le départ et se barricade dans sa forteresse, entouré de légionnaires et des derniers fidèles. Mathieu Belezi dépeint avec force l’innommable, l’indicible qu’est la colonisation à travers un personnage ayant l’âge de l’invasion de l’Algérie par une France sûre de son pouvoir, de son bon droit, de piller une terre, soumettre un peuple. Dire qu’Albert Vandel est un roi Ubu le rendrait presque trop sympathique tant il est violent, grossier, raciste, égocentrique, antisémite, sans doute le reflet de ce gouvernement français de la fin du XIXe siècle. On découvre l’ascension de ce colonialiste devenant un notable craint, avec l’achat de terres via des pots de vin, des magouilles entre dignitaires, de spoliation, et la déchéance avec la rébellion d’un peuple avide de vengeance et de liberté.

Livre brûlant d’une tragédie macabre, mais nécessaire à un devoir de mémoire, d’une qualité d’écriture rare, qui marque le corps et l’esprit.
Librairie des Pertuis – Saint-Pierre d’Oléron

Magnifique, prenant, déconcertant. À lire.
Eve – Librairie Chimère – Châtillon

Quelle claque encore. Un très grand auteur.
David – Cultura Chambray-les-Tours

J’ai été très marqué par l’écriture, par l’audace du style, par la radicalité qui émane de ce livre. Cela fait du bien de lire une littérature comme celle-ci, une langue comme celle-ci, et ce même si elle est extrêmement violente.
Simon – Librairie Millepages – Vincennes

Après Attaquer la terre et le soleil, la force du texte est toujours là.
Nathalie – Fnac Forum – Paris

Voici le portrait d’Albert Vandel, l’ogre centenaire, homme devenu monstre, accroché viscéralement à ses rêves de toute puissance. Dans une longue logorrhée, Albert Vandel nous raconte l’apogée et le déclin du rêve colonial. Un roman où la démesure côtoie l’innommable. Tel un conte horrifique, Mathieu Belezi ne ménage pas ses lecteurs et les plongent au cœur des horreurs de la colonisation.
Anne – Librairie Goulard – Aix-en-Provence

Mathieu Belezi a vraiment une écriture formidable et campe ses personnages avec une force et une prestance redoutable.
Romain – Librairie Le Grain des mots – Montpellier

Farce incandescente poussée à l’extrême, métaphore furieuse et démoniaque de ce qu’a pu être la colonisation française en Algérie. Moi le Glorieux, c’est Albert Vandel, la voix centenaire et rageuse, Ubu-Roi, gorgé de graisse, d’orgueil et de délires, de violence et de fantasmes, poussé dans les derniers retranchements d’un monde qui lui échappe. L'ogre devant le banquet tragique qui s’effondre de révoltes, le mythe devant l'effroi.
Sculptée à la démesure du personnage, folle, excessive et brûlante, la langue de Mathieu Belezi déborde, éructe, belle et puissante dans ses recoins les plus noirs, dans ses faits les plus inavouables, dans ses traverses et ses fulgurances.
Un roman monstre, le texte sidérant, de chair et de sang, d’une plume qui se fait rare.
Mathieu – Decitre Grenoble

Vous voilà face à un livre-massue, une leçon de style, d’emphase, de cruauté et d’histoire, rien que ça ! Ce personnage à la fois odieux, fascinant et misérable nous guide à travers l’Algérie colonisée et ne nous épargne aucune exaction perpétrée par le camp des colons. Un texte virtuose ainsi qu’une lecture indispensable.
Librairie Les Mots et les choses – Boulogne-Billancourt

Encore et toujours scotché par Mathieu Belezi.
Guillaume – Librairie Charlemagne – Toulon

Un roman grandiose sur la folie coloniale. Fascinant, épique chaotique, tragique. Un immense écrit, captivant.
Librairie La Tasse d'encre – La Ferté-Saint-Aubin

On attendait avec tellement d’impatience la sortie des nouveaux romans de Mathieu Belezi. Après Attaquer la terre et le soleil, nous revoilà dans cette Algérie âpre et brûlante. 
Librairie Rendez-vous n’importe où – Pontivy

Dès les premiers mots, la première page, nous replongeons dans l'Algérie déshumanisée par la folie colonialiste décrite au couteau par Mathieu Belezi. Pas moyen d'y échapper, comment d'ailleurs à moins de refermer le livre ? Impossible. La violence des mots éructés par Albert Vandel, le colonisateur enrichi et certain de la vérité de sa mission, ainsi que ses pensées nauséabondes, nous pénètrent, nous figent et anéantissent tout espoir de sortir indemnes de ce livre. La nausée, c'est ce qui nous poursuit à la lecture des actes et des faits connus par ailleurs, mais ici, pas de distance, nous sommes aux premières loges et pas moyen de s'enfuir. J’ai tenu à me souvenir de plusieurs lignes dont celles du premier paragraphe de la page 24, puis « Il ne faut rien attendre d'un peuple qui travaille à vous enrichir », « Que voulez-vous la guerre c'est la guerre ».
Rien ne justifiera jamais la supériorité ni l’impunité de ceux qui pensent ainsi.
Merci à Mathieu Belezi pour ce texte aussi puissant que dérangeant.
Rita – Librairie Le Blason – Aix-en-Provence 

Je t'avais dit que l'idée de republier l'œuvre de Mathieu Belezi était excellente, que c'était un auteur en effet injustement méconnu, dont j'avais adoré C'était notre terre, lu lors de sa parution. Le style, le rythme, et bien sûr le propos, tout y est, c'est vraiment du grand art. Grandiose, et fascinant !

Arnaud – Fnac Angers

Sans surprise, j'ai beaucoup aimé le travail de Mathieu Belezi dans ce diptyque autour de l'odieux personnage d'Albert Vandel, à la fois si totalement et grotesquement incarné et si absolument métaphorique de la colonisation française en Algérie. L'idée d'avoir dédoubler le livre d'origine en deux époque est excellente et très réussie.

Marie – Gibert Poitiers

J’aime les auteurs qui ont un style et la force du verbe de Mathieu Belezi, ajoutée à la puissance de son récit, m'a particulièrement touché, surtout s'agissant de sujets comme ceux de l'Algérie française et de la colonisation.

Cédric – Librairie Le Forge – Marcq-en-Barœul

L’Algérie française se meurt, certains fuient le chaos, d’autres s’accrochent. C’est dans la peau de cet homme sans pitié, dans la tête de ce monstre, que s’illustre la barbarie. Si le propos est d’une violence sidérante, la prose est remarquable et flamboyante. D’une rare intensité.

Librairie Tome 7 – Paris 7e

Une centaine d'année après l'histoire d'Attaquer la terre et le soleil, voici celle d'Albert Vandel, homme rustre, vulgaire et nostalgique d'une Algérie française plus que l'ombre d'elle-même. Roman de la décolonisation , c'est de sa plume brillante et tristement drôle que Mathieu Belezi nous renvoie l'absurdité et l'horreur d'une Histoire (avec un grand "H") loin d'être oubliée.
Librairie Libralire – Paris 11e

Roman furieux et décadent sur le colonialisme incarné par un homme infâme, Moi, le glorieux nous hypnotise par la langue admirable de Mathieu Belezi.

Tiphaine – Espace culturel Leclerc – Concarneau

La révolte gronde en Algérie, les colons fuient le pays mais Albert Vandel, ancien capitaine de l'armée française et très riche propriétaire, refuse de quitter ses terres. Il est très vieux, il a un physique hors du commun, il a la violence du patriarche autoritaire, il boit beaucoup, il mange trop, il mène une vie sexuelle débridée. Des excès qui font de lui un ogre. Le récit est mené à la première personne, le "Je" est omniprésent, Vandel se livre sans pudeur et sans scrupules, sa langue est souvent grossière et l’absence de points donne une impression de flux ininterrompu qui vient accentuer sa volonté d'assujettir tout ce qui l'entoure.

Moi, le Glorieux illustre la violence de la colonisation fondée sur le racisme et le refus de l'altérité notamment du grand "colonat". La langue puissante de Belezi nous emporte dans le maelstrom de la fin de cette domination, et encore une fois l'auteur fait la démonstration de son talent littéraire au travers d'une langue belle et souvent brutale.

Anne – Librairie La Boîte à livres – Tours 

Albert Vandel est un personnage que vous allez détester ! Un roman terrible et puissant.
Novelenn  – Librairie Agora – La Roche-sur-Yon