La Requine
Sigolène Vinson, Catherine Meurisse
Sur les rives de l’étang de Berre, une femme découvre une dent de requin incrustée dans un rocher. Lorsqu’elle l’en extrait, c’est tout un flot de souvenirs qu’elle libère. Suivant les traces du requin, elle nous entraîne dans un voyage à travers sa mémoire, de son enfance sous le soleil de Djibouti au 7 janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo.
Autrice d’une œuvre romanesque, Sigolène Vinson signe avec La Requine son premier récit. Dans ce texte à la fois intime et universel, elle retrace le chemin d’une existence, celle d’une femme qui, après avoir affronté la mort, fait le choix de la vie, et nous rappelle l’incroyable fragilité et la beauté du vivant.
Illustration de couverture réalisée par Catherine Meurisse.
L’Auteur
Sigolène Vinson a été avocate, puis chroniqueuse judiciaire pour Charlie Hebdo. Elle est aujourd’hui conseillère municipale, déléguée à l’étang de Berre et membre du conseil scientifique du Parc Marin de la Côte Bleue. Elle est l’autrice de plusieurs romans, parus aux éditions de L’Observatoire (Les Jouisseurs, Maritima) et au Tripode (Le Caillou, La Palourde, Le Butor étoilé, La Requine).
L’Illustrateur
Catherine Meurisse est une illustratrice, dessinatrice de presse et autrice de bande dessinée. Elle est élue à l’Académie française des beaux-arts en 2020 et est la première dessinatrice de bande dessinée à devenir membre de l’institut. Elle est l’autrice entre autres de La Légèreté (Dargaud, 2016), La jeune femme et la mer (Dargaud, 2021) et Humaine trop humaine (Dargaud, 2022).
Presse
La Requine est un poisson volant, pessimiste mais jamais résigné, regardant en face toutes les morts imaginables pour y puiser obstinémenent des raisons de vivre. Un récit gorgé de poésies vitales qui conjurent la mort et sèment mille joies de lire et de vivire.
Gérard Lefort – Les Inrockuptibles
C'est toute la nouveauté de ce récit, et ce qui le rend impressionnant de justesse : Sigolène Vinson y évoque, de façon très simple, ce qu'elle a vécu. C'est ce passage du temps qui émeut particulièrement à la lecture des livres que Sigolène Vison a publiés depuis l'attentat.
Florence Bouchy – Le Monde des Livres
Un témoignage d'une rare densité.
France Inter
Sigolène Vinson n'était encore jamais revenue sur l'attentat. Elle le fait ici avec une distance, une pudeur et une douceur remarquables, presque en écologue, imbriquant la tragédie qui a laissé en elle des cicatrices invisibles dans une réflexion plus vaste sur le rapport au vivant.
Elisabeth Philippe – Le Nouvel Obs
Déclaration d'amour à l'étang de Berre, éloge intime du requin, traversée poétique des temps géologiques, le nouveau livre de Sigolène Vinson fait vibrer les éclats irisés de la vie immémoriale. Elle parvient à construire un sanctuaire poétique à partir duquel, peut-être, d'autres rejoindront la lutte pour le vivant.
Thierry Guinhut – Le Matricule des Anges
Terriblement dense et émouvant. Un choc émotionnel.
Nicole Garrouste – La Provence
Un récit poignant où la mort est suspendue au terrain du vivant. Un texte fascinant.
Marie Fouquet – Télérama
Forte de la licence poétique et de l’infinité des possibles qu’autorise la fiction, elle fait parler les morts en collectionnant des fossiles de dents de squales qui pullulent dans les concrétions rocheuses des alentours du golfe de Fos. « C’est ce qu’il reste du vivant. C’est du vivant-mort. »
Émilie Gavoille – Télérama
Le requin-baleine est un animal en voie d'extinction. L'attentat du 7 janvier 2015 est un événement en voie de disparition. Notre amie Sigolène Vinson, qui a comme moi expérimenté le second, tourne autour de la bête et de l'instant comme elle peut. Elle le fait en écrivain et en tire quelque chose de discret, de pointilliste et d'inattendu. Comment se poser sur la vie fragile, mettre le pied sur la palourde sans l'écraser ?
Philippe Lançon – Charlie Hebdo
La Requine propose une introspection pudique, le contraire d'un repli, un élargissement du moi aux dimensions de la société, de la planète et de leur histoire.
Alain Nicolas – L'Humanité
Un récit tendre qui accueille et célèbre la vie, la nature et nous invite, par la lecture, à ralentir notre quotidien.
Le Journal de Saône-et-Loire
Sur son rocher, au bord de l'étang de Berre, Sigolène Vinson trouve un jour des dents fossilisées de requin. D'où viennent-elles ? À qui appartenaient-elles ? De tout cela naît un récit intime, livré avec une pudeur et une sincérité qui marquent durablement.
Mélanie – Librairie Goulard – Aix-en-Provence
Un très beau texte !
La Fabrique du Monde – Houdan
Sigolène Vinson est un drôle de moineau marin qui tente de garder l’équilibre sur une plance à la surface de l’étang de Berre. Dans ses yeux, les requins, le désert, les oiseaux et les poulpes pour ressentir le monde et y rester vivante.
Librairie L'Arbre sans fin – Ganges
D'une plume toujours aussi précise et subtile, Sigolène Vinson s'éloigne du roman pour nous livrer, avec La Requine, un récit sensible sur le vivant, la mémoire et le cheminement intérieur quand l'extérieur nous a tant bousculé. Une parole discrète et touchante.
Librairie Delamain – Paris
Par la contemplation du vivant, Sigolène Vinson nous offre un texte sur le choix de vivre. La Requine nous propose alors, par sa poésie, un temps de réflexion sur notre façon d'habiter le monde.
Alexia – Librairie Le Failler – Rennes