LE TRIPODE

La Fin du cuivre

Georges Peignard


« Je me suis levé pour aller voir la lune pierre-ponce sur la plaine et soudain m’est venu à l’esprit le sourire de Gagarine à son retour. Quel sourire ferai-je en retournant chez moi ? ai-je demandé à haute voix. »
Antonio Lobo Antunes, Le Cul de Judas

Il est des livres qui ont la faculté de vous plonger dans un rêve sans fin, la générosité de vous faire découvrir ces sensations secrètes que chacun porte en soi et que l’habitude nous fait ignorer. La Fin du cuivre est de ceux-là.
 
Ce livre s’est construit à la croisée de la littérature, de la bande-dessinée et des arts. Par une succession de peintures précises et silencieuses, il nous plonge dans l’univers d’un homme-singe qui, de retour sur Terre, se retrouve confronté aux maux de notre monde, à ses obsessions et ses errances. La Fin du cuivre est une BD muette atypique, un livre-rêve que chaque lecteur peut inventer, comme un découvreur de trésor.
 
L’auteur, pour sa part, y reconnaît les traces mêlées de plusieurs influences. La mélancolie des retours des textes d’Antonio Lobo Antunes, par exemple. Les traversées d’Ulysse et de Youri Gagarine. Les grands voyages des conquistadors, et la planète des singes de Pierre Boule. Une chanson, Massanga Mama. Ou encore, une plage d’Angola, à l’embouchure du fleuve Congo, qui se nomme Soyo et que Georges Peignard comprit indûment (mais ce terme est-il vraiment le bon ?) comme venant de l’espagnol Soy yo : « C’est moi ».

L’Auteur

Georges Peignard développe une pratique plastique marquée par la sculpture et des interrogations sur l’histoire. L’ensemble de son travail s’est d’abord déployé en des installations, des récits en espace. Ces dernières années, ses recherches se sont développées sous des formes scéniques poussant encore plus loin ses narrations. Il est aussi enseignant à l'École Européenne Supérieure d'Art de Bretagne, site de Lorient. Varlamov est son premier livre.

Presse

Mi-homme, mi-animal, le personnage semble le porte-parole de questionnements actuels qui se matérialisent en de puissantes peintures. Les dessins se complètent et créent un miroir entre l’homme et la nature, l’homme et l’animal, l’homme et la société… Mais est-ce l’homme-singe ou l’auteur qui s’interroge ? Le style hachuré et gratté des tableaux de Varlamov laisse place à une peinture plus lisse et aux contours nets. Le traité est différent, mais on identifie aisément l’esthétique et la touche de l’artiste breton : douce, précise et empreinte d’une poésie muette, mais ô combien bavarde. Les images se succèdent tel des instantanés sculptés sur un fond uni de couleur chair. On imagine étonnamment un relief sur la feuille de papier. Mais après tout, rien d’étonnant. Le travail de Peignard est avant tout celui d’un sculpteur dont le savoir-faire façonne chacun de ses travaux.
Unidivers – pour lire la chronique complète, cliquez ici.

Coup de foudre tout particulier pour ce tout nouvea uroman graphique sorti il y a une dizaine de jours.
Librairie-galerie L'Oiseau rare – Strasbourg 

La fin du cuivre un récit autrement plus impressionnant que Varlamov, que nous avions déjà beaucoup aimé.
Librairie Le Silence de la mer – Vannes