LE TRIPODE

Lettre ouverte

Goliarda Sapienza, Nathalie Castagné


Acculée par ses contradictions, ses traumatismes et ses peurs, Goliarda Sapienza a décidé de faire face et de se confronter aux chaos de son passé.

C’est cela que nous propose avant tout Lettre ouverte, la conscience d’un conflit intérieur majeur et la volonté de le surmonter. Peu importe si cette aventure oblige Sapienza à couper les ponts avec le monde culturo-bourgeois qui était le sien jusqu’alors, si elle la laisse cloîtrée chez elle, l’écrivaine ira jusqu’au bout :
« Je me trouve maintenant avec les tiroirs ouverts débordant de lettres, de photographies. Des rubans, des chemisiers, des livres en tas en plein milieu de la pièce, par terre ; la porte crucifiée par l’échelle que le concierge m’a prêtée. Je ne pourrai plus sortir. Je resterai ensevelie entre le divan et la porte. »

Lettre ouverte a d’abord été publié en 2008 par les éditions Viviane Hamy, au sein d’un recueil intitulé Le Fil d’une vie. Pour cette nouvelle édition, la traductrice a entièrement révisé sa première traduction, forte de sa connaissance des œuvres découvertes par la suite et des singularités – si grandes – de la langue de Goliarda Sapienza.

L’Auteur

Goliarda Sapienza (1924-1996) est née à Catane. Elle ne trouve la reconnaissance qu’après sa mort, avec le succès en 2005 de la traduction en France du roman L’Art de la joie.
Le Tripode s'est engagé dans la publication de ses 
œuvres complètes.

Le Traducteur

Romancière et poète sous son patronyme et sous le pseudonyme d'Eilahtan, la traductrice Nathalie Castagné a longuement étudié le chant qu'elle pratique encore. Elle a traduit de l'italien de nombreux auteurs et des livrets d'opéra.

Presse

Émotion vive lorsque je me suis plongée dans Lettre ouverte de Goliarda Sapienza, auteure de L'Art de la Joie aux éditions

Le Tripode et merveilleusement traduit par Nathalie Castagné.
Dans ce premier roman écrit après la mort de sa mère, Goliarda revient sur son enfance, son passé, se confronte au chaos, à ses peurs, ses contradictions afin de les surmonter : "se débarrasser de toutes ces choses laides qu'il y a ici dedans."
Un livre qui dit son amour pour sa mère, sa passion pour le théâtre transmisse par son père qu'elle ne nommera plus bientôt que « L'Avocat". Des mots pour raconter le quartier populaire de Catane dans lequel ils vivaient et où sa mère l'incitait à apprendre aussi par l'artisanat. Un livre pour exprimer le poids du prénom qu'elle porte, Goliarda et tant de choses encore.
Un livre nécessaire dans la compréhension de son œuvre, de cette femme unique dont l'écriture charnelle, audacieuse, transgressive, bouleverse et chavire. Une leçon de vie.
Valérie Schopp – L’Arbre à mots – Rochefort