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Moi, Jean Gabin

Goliarda Sapienza, Nathalie Castagné


La ville de Catane, en Sicile, au début des années 30. Le fascisme se déploie sur l’île, quand une enfant ressort exaltée d’une salle de cinéma de quartier. Elle a la démarche chaloupée, une cigarette imaginaire au bec et l’œil terrible. Elle vient de voir le film Pépé le Moko et, emportée par cette incarnation du désir et de l’insoumission, elle n’a désormais plus qu’une idée en tête : être Jean Gabin.
 
Écrit par l’auteur de L’Art de la joie dans les dernières années de sa vie, à un moment où son œuvre demeurait méconnue, Moi, Jean Gabin est un étrange roman autobiographique, l’histoire magnifiée d’une enfance dans la Sicile de l’entre-deux-guerres. Véritable testament philosophique, ce livre se révèle être un des plus beaux textes de Goliarda Sapienza, un éloge de la liberté et des rêves qui ont précocement nourri sa vie.
 
« (…) son irrépressible désir de croquer la vie ».
Fabio Gambaro, Le Monde.
 
« On se prend d'amour pour la voix de cette femme née artiste de la joie. » Clémentine Goldszal, Elle.
 
« Un bijou à partager. »
Christine Sallès, Psychologie magazine.

L’Auteur

Goliarda Sapienza (1924-1996) est née à Catane dans une famille socialiste anarchiste. Son père, avocat syndicaliste, fut l’animateur du socialisme sicilien jusqu’à l’avènement du fascisme. Sa mère, Maria Giudice, figure historique de la gauche italienne, dirigea un temps le journal Il grido del popolo (Le Cri du peuple).

Tenue à l’écart des écoles, Goliarda reçoit pendant son enfance une éducation originale, qui lui donne très tôt accès aux grands textes philosophiques, littéraires et révolutionnaires, mais aussi à la vie populaire de sa ville natale. Durant la guerre, à seize ans, elle obtient une bourse d’étude et entre à l’Académie d’art dramatique de Rome. C’est le début d’une vie tumultueuse. Elle connaît d’abord le succès au théâtre avant de tout abandonner pour se consacrer à l’écriture. S’ensuivent des décennies de recherches, de doutes, d’amours intenses. Mais son œuvre complexe et flamboyante laisse les éditeurs italiens perplexes et c’est dans l’anonymat que Goliarda Sapienza meurt en 1996. Elle ne trouve la reconnaissance qu’après sa mort, avec le succès en 2005 de la traduction en France du roman L’Art de la joie. Les éditions Le Tripode entreprennent désormais la publication de ses œuvres complètes.

 

Le Traducteur

Romancière et poète sous son patronyme et sous le pseudonyme d'Eilahtan, Nathalie Castagné a longuement étudié le chant qu'elle pratique encore. Elle a traduit de l'italien de nombreux auteurs et des livrets d'opéra.

Presse

La « romancière évoque avec grâce et legèreté son enfance au sein d'une famille éprise de liberté (...) Entière et orgueilleuse, passionnée et rêveuse, elle a toujours faim, une faim réelle mais aussi symbolique de son irrépréssible désir de croquer la vie. Une vie qui – comme le lui rappelle Gabin, dans leurs conversations imaginaires – est toujours "combat, rébellion et expérimentation". »
Fabio Gambaro, Le Monde

On « se prend d'amour pour la voix de cette femme née artiste de la joie. »
C.G., Elle

« Joyeux, enthousiaste, absolu, rêveur, ce roman testamentaire permet de mieux connaître la Goliarda exaltée. (...) Moi, Jean Gabin est une invitation constante à se rappeler ses rêves d'enfance, à continuer à croire en eux quoi qu'il arrive Un bijou à partager. Grazie, signorra Sapienza ! »
Christine Sallès, Psychologie magazine