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Les Jardins statuaires

Jacques Abeille, François Schuiten, Amandine Soucasse


Les Jardins statuaires ? Un chef d’œuvre maudit.


L’histoire éditoriale des Jardins statuaires façonne une légende noire. L’auteur, dont c’est le premier roman, transmet à la fin des années 1970 le texte à Julien Gracq, qui le fait suivre à José Corti ; le texte s’égare. Un second éditeur, décidé à le publier, fait faillite quelques mois avant la sortie du livre. Le temps passe. Une autre copie du manuscrit, envoyée à Bernard Noël, conduit à sa parution chez Flammarion. Mais, prévu pour l’automne 1982, le livre rencontre des problèmes de fabrication et, sorti très en retard, passe inaperçu. Quelques mois après, Bernard Noël est remercié. Plus tard, les entrepôts Flammarion flambent, le livre disparaît... Le sort a continué à s’acharner et a travaillé pendant trente ans à l’occultation d’un roman pourtant sans équivalent dans la littérature française contemporaine.

Récit de voyage (le livre est dédié à un ethnologue), conte philosophique, utopie, roman initiatique, roman d’aventures, le texte déroge aux habituelles catégories littéraires. Nourri à la lecture des romans populaires et policiers, Jacques Abeille a forgé un domaine fantastique qui rejoint ceux de Mervyn Peake, de Julien Gracq, d’André Hardellet, avec la langue d’un peintre et d’un poète, créant des mondes d’une rare force visuelle.

À une époque  indéterminée, un voyageur découvre le pays des « Jardins statuaires », un ensemble de domaines, protégés par de vastes enceintes, où la principale  activité des hommes consiste à cultiver des statues. Dans ces propriétés où la pierre pousse sans cesse, la vie est réglée d’après une  organisation rigoureuse, apparemment ludique et rationnelle, mais aux fondements étranges. Au fil des pérégrinations du voyageur, l’utopie se lézarde : la place des femmes, le pouvoir occulte d’une mystérieuse guilde des hôteliers, les statues qui maigrissent ou croissent indéfiniment posent des questions angoissantes. Enfin, la menace de Barbares qui se rassemblent aux frontières.

 

LIRE UN EXTRAIT


Les Jardins statuaires ont également fait l'objet d'une édition de luxe.
482 pages l 26,00 € l 978-2-917084-53-3

L’Auteur

Jacques Abeille est né en 1942. Professeur d’art plastique, il amorce une œuvre poétique et romanesque qui, après les accidents successifs des Jardins statuaires, se retrouve disséminée chez une myriade d’éditeurs. Les Jardins statuaires sont le point de départ d’un ambitieux Cycle des contrées, où alternent des textes amples et de brefs fragments qui entrent en relation les uns avec les autres. Jacques Abeille construit une œuvre à l’architecture singulière et complexe, à base de fragments, de secrets, de personnages d’archivistes, de voyageurs, et d’hétéronymes...

Le Dessinateur

Né le 26 avril 1956 à Bruxelles, Schuiten est dessinateur de bande dessinée et scénographe. Il a reçu le Grand prix de la ville d'Angoulême et a été élevé au rang de baron par le roi Albert II en 2002.

 

Le Graphiste

Jeune graphiste talentueuse.
http://amandine-soucasse.com/

 

Presse

« À la fois récit de voyage et d'anticipation, roman d'aventures et fable philosophique, Les Jardins statuaires sont la preuve d'un talent insensé. »
Martine Laval, Télérama

Un « roman hallucinant, véritable hapax dans la production romanesque de la fin du XXe siècle. Écrivain de l'imaginaire, Jacques Abeille y inaugure le Cycle des Contrées : il était une fois une Province où les hommes cultivaient les statues comme la vigne, en observant le développement des marbres et en les  taillant patiemment. »
J.-D. W., Libération

« Création hors du temps (...) les Jardins statuaires est un texte d'une incroyable puissance narrative, qui peut se lire comme un conte philosophique  "swiftien" sur le destin des hommes et de leurs œuvres. »
Xavier Houssin, Le Monde

« Ce qui frappe c'est à la fois la cohérence du tout – c'est une plongée d'un seul tenant, d'un seul chapitre, sans découpage –, la maîtrise et la force stylistique de Jacques Abeille. Il y a un beau souci du détail. »
Arnaud Laporte, France Culture - La Dispute

« On est à la croisée de la randonnée picaresque, du roman fantastique, du conte philosophique et du récit de voyage... On est face à un roman somme qui nous engloutit totalement. »
Emily Barnett, France Culture - La Dispute

« Le fantastique ainsi nourri à un classicisme lumineux, où la précision du vocabulaire soutient une acuité du regard, s'autonomise, se réalise, et le livre donne naissance peu à peu à cet univers que seuls nos rêves peut-être auraient arpenté. »
Thierry Guichard, Le Matricule des Anges